Les
groupes extrÉmistes de droite |
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- Entrevue de Stéphane Leman-Langlois sur l'extrême-droite à Sans préliminaires, Radio de Radio-Canada. |
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« The aim of Aryan nations is to establish an independent, all-white, all-Christian, Aryan-governed nation-state carved out of the northwestern United States and western Canada »
Les Aryan Nations ont été créées par Richard Butler dans les années 70 afin de constituer la branche militaire de son église The Church of Jesus Christ Christian. Butler est le disciple de Wesley Swift dont il reprit le flambeau après sa mort. L’église et les Aryan Nations comptent parmi ses rangs des néo-nazis, des membres du Ku Klux Klan et des adeptes de la théorie de l’Identité Chrétienne notamment. L’objectif principal du groupe est la création d’un territoire dont l’accès serait exclusivement limité à la population blanche américaine et qui s’étendrait sur les États de l’Idaho, du Montana, du Wyoming, de l’Oregon et de Washington. En 1983, une scission s’opère au sein même du mouvement quand Robert Jay Mathews et huit autres membres créent le Silent Brotherhood, aussi appelé The Order, le White American Bastion ou encore, le Aryan Resistance Movement. Mathews et ses compagnons ont été à l’origine de nombreux braquages à main armée destinés à financer le mouvement mais aussi, du meurtre du présentateur de télévision Alan Berg en 1984. Les répercutions légales et morales ont porté un coup dur au mouvement mère des Aryan Nations mais, dans les années 90, un regain d’intérêt a permis au groupe une vague de recrutement (Gay, K. (1997). Neo-Nazis: A Growing Threat. Enslow Publishers, Springfield). L'idéologie desAryan Nationsrepose sur les principes de la "théologie haineuse" ainsi qu'en la croyance de la suprématie de la race blanche sur toutes les autres. La thèse soutenue par le groupe (The IdentityTheory)se développe en cinq principes fondamentaux. Premièrement, le Dieu Biblique, appeléYahweh, créa une seule race à son image: la race blanche, autrement dit, le peuple élu. Parallèlement, Yahwehcréa une autre race appelée lesMud People, ancêtres des gens de couleur; la raison d'être de ces individus étant de servir les membres de la race blanche. Dans un troisième temps, la race juive aurait été conçue et serait l'œuvre de Satan. Dépourvus d'âme, les Juifs seraient prêts à tout pour détruire la race aryenne. Le quatrième principe est relatif aux mariages interraciaux qui sont strictement interdits puisqu’ils conduiraient, à terme, à l’extinction de la race aryenne. Ceux qui transgressent ce principe sont considérés par les autres membres des Aryan Nationscomme des traîtres de la race. Le dernier principe de l'Identityrepose en la forte croyance selon laquelle le Christ va revenir une seconde fois sur Terre. Ce retour ne pouvant cependant s'effectuer que lorsque les aryens auront rétabli l'ordre originel instauré par Dieu soit le retour des gens de couleur à la servitude ainsi que le génocide du peuple Juif. Dans le but de rétablir l'ordre originel, les membres desAryan Nationsn'hésitent pas à user de force et de violence dont ils font la promotion par le biais de nombreux supports. Ils se préparent ainsi pour une guerre raciale, appeléeRacial Holy War. Chaque année, les Aryan Nations organisent un congrès réunissant les néo-nazis et dirigeants du Ku Klux Klan d’Amérique du Nord. Au Canada: En 1984, Terry Long reçoit la reconnaissance desAryan Nations pour la mise en place d'une succursale en Alberta appelée High Aryan Warrior Priest.L'organisation canadienne est active dans la propagation de propos haineux. LesAryan Nationsont eu une influence certaine sur plusieurs autres groupes haineux apparus depuis. Le mouvement est aujourd’hui considéré comme la plus dangereuse organisation suprématiste blanche par l’organisme de lutte contre le racisme, Klanwatch. |
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Aryan Resistance Movement (ARM) Fondée au Canada par Mark Bauer, l’Aryan Resistance Movement(ARM) est un groupe militant d'extrême-droite (The Nizkor Project). Adepte de la croyance de l'Identity, cette organisation est associée à d'autres mouvements reconnus racistes, comme les Aryan Nations,laWhite Aryan Resistanceainsi que leKu Klux Klan. La promotion de la supériorité de la race blanche ainsi que la haine de tous les non-aryens constituent les bases du mouvement. Bien que la majorité des activités de l’Aryan Resistance Movementse situe dans la province de la Colombie-Britannique, au cours de dernières années, le groupe s'est étendu aux autres provinces canadiennes. Les membres du groupe recrutent notamment dans les écoles secondaires de Colombie-Britannique. |
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Canadian Association for Free Expression (CAFE)
Fondée en 1981 par Paul Fromm, laCanadian Association for Free Expression (CAFE) prêche la liberté d'expression, particulièrement en ce qui concerne l'immigration et le racisme. D'abord établie en Ontario, l'organisation pris ensuite racine en Alberta. Pour justifier ses revendications, les membres du CAFE invoquent la Charte des Droits et Libertés selon laquelle "Everyone has the following fundamental freedoms... freedom of thought, belief, opinion and expression, including freedom of the press and other media of communication... "(section2 (b)). Les actions du CAFE sont diverses. En ce sens, l'organisation est à l'origine de plusieurs publications, pamphlets, rapports et études en lien avec la liberté d'expression et la liberté de croyance. Les résultats de ces études sont ensuite présentés dansThe Free Speech Monitor, qui parait dix fois par année. Aussi, l'organisation envoie régulièrement des lettres aux médias dans lesquelles sont dénoncées les menaces pesant sur la liberté d'expression et la liberté de croyance des canadiens blancs. Le CAFE agit également en tant que lobby politique au niveau du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux. Enfin, les membres du groupe tiennent régulièrement des rencontres (principalement en Ontario) au cours desquelles l'on discute de sujets liés à l'immigration et au racisme. Cette organisation entretient des liens avec leCanada First Immigration Reform Committee (C-FIRC)et leCitizens for Foreign Aid Reform(C-FAR) également fondés par Paul Fromm. |
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Canada First Immigration Reform Committee (C-FIRC) LeCanada First Immigration Reform Committeeest associé à différentes organisations reconnues pour leur idéaux racistes, dont laCanadian Association for Free Expression(CAFE) et leCitizens for Foreign Aid Reform (C-FAR) qui ont également été fondées par Paul Fromm. |
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Canadian Heritage Alliance (CHA)
Ce que réclament les membres du Canadian Heritage Alliance c'est que l'on redonne aux canadiens leurs libertés civiques, qui ont été brimées au profit des groupes minoritaires (Matthew Lauder). En ce sens, le groupe propose de stabiliser le taux d'immigration et soumettre les nouveaux arrivants aux normes canadiennes, en d'autres mots l'on désire une assimilation canadienne. Aussi, l'on demande au gouvernement de rendre « le Canada aux canadiens ». Le Canadian Heritage Alliance dénonce les privilèges qui sont de plus en plus offerts aux immigrants. Selon l'idéologie du mouvement, on ne devrait pas offrir de privilèges spéciaux aux immigrants, ils devraient plutôt adopter nos lois et traditions lors de leur entrée au pays. L'on retrouve sur le site Web de l'organisation quantité de documents de nature homophobe, le raciste et l'antisémitiste. Par exemple, en ce qui concerne les mariages homosexuels, la position de l'organisation est claire: cela est contre nature.L'on peut lire que « l'exposition à cette union amène l'enfant à avoir une perception déformée des relations, de la famille et de leur propre sexualité et personne ». L'organisation se défend pourtant d'être homophobe. En ce qui concerne les crimes interraciaux, l'on retrouve sur le site Internet une section consacré à la dénonciation de crimes haineux dont sont victimes les « euro-canadiens ». Le but de cette dénonciation est de mettre en place une liste de fausses accusations qui sont portées contre les euro-canadiens de la part des immigrants. Bien que ce geste puisse alimenter les tensions raciales entre les différents groupes ethniques, l'organisation se défend de faire la promotion de la haine envers les minorités ethnques.Le mouvement adhère également au protocole de la Nouvelle-Orléans établi par David Duke, un raciste américain notoire. Il faut toutefois noter que le mouvement ne valorise par les actions violentes pour faire entendre sa voix mais mise plutôt sur la révolution de l'esprit. Les membres du Canadian Heritage Alliance entretiennent des liens assez étroits avec plusieurs organisations d'extrême droite, dont le Northern Alliance, le Heritage Front, le Straight Pride ainsi que des personnages bien connu du milieu comme Paul Fromm et le négationniste Ernst Zundel. |
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Canadian Nazi Party (CNP) Le Canadian Nazi Party (CNP) voit le jour en 1965 à Toronto. Les fondateurs de ce parti sont William John Beattie (24 ans) et David Stanley (18 ans). Le CNP prêche les idéaux nazis (Nizkor Project). Les membres du CNP sont fréquemment la source de confrontations violentes et sèment la peur, la colère dans la population torontoise, particulièrement dans la communauté juive (Bernie M. Farber). Deux ans après sa fondation, le Canadian Nazi Party se transforme pour devenir le National Socialist Party (NSP). À la tête de cette nouvelle organisation se retrouve uniquement Beattie. Parmi les actions de propagande du NSP l'on retrouve, entre autres, la mise en place d'une ligne téléphonique dont le but était d'attiser les tensions interethniques, particulièrement entre les Noirs et les Juifs. On pouvait entendre des message vocaux disant par exemple « stating among other things that blacks were being manipulated by Jew communists » (Nizkor Project). Les membres du National Socialist Party organisent divers évènements qui font la promotion de leurs idéaux racistes (entre autres des rencontres, des concerts et des Pique-niques). Le NSP se dissout en 1978. Beattie disparaît alors de la scène publique durant quelques années pour ensuite réapparaître à la fin des années 1980. |
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« A Whiter and Brighter World »
Les membres de laChurch of the Creator ont pour seule religion celle de la suprématie de la race blanche. Ils ne croient ni au paradis ni à l'enfer. Les membres partagent une philosophie qu'ils appellent leCreativity Movement. Cette philosophie a pour base les lois de la nature, l'expérience de l'histoire, la logique ainsi que le sens commun. La livre de référence du mouvement estThe White Man's Bible. Les croyances raciales des membres du mouvement sont nombreuses. Ils croient notamment que la race blanche est l’aboutissement parfait de la nature et qu’elle est donc responsable de tous les progrès de la société. Ils haïssent les Juifs et les autres races considérées comme inférieures. Leur haine se porte particulièrement sur les Afro-américains, qu'ils considèrent être au bas de l'échelle humaine et intellectuellement inférieurs. Selon la mentalité de l'organisation, si la culture américaine connaît une telle décadence, c'est en raison des crimes qui sont commis par les Noirs ainsi que le manque d'identité raciale des Blancs. Le mouvement utilise abondamment l'Internet comme outil de propagande. En ce sens, l'organisation a mis en place un site Web s'adressant plus particulièrement aux enfants (World Church of the Creator Kids Web) et qui offre, de manière simplifiée, des versions des documents du COTC. On y présente des images représentant des familles « idéales » au-dessous desquelles est mentionné quel'usage de ce site est d'aider les jeunes membres à comprendre le but de leur lutte. Un autre site s'adresse particulièrement aux femmes (WCOTC Women's Frontier Web). On leur rappelle l'importance du rôle qu'elles jouent dans l'accomplissement des buts de l'organisation. Suite au suicide du fondateur de laChurch of the Creatoren 1993 ainsi qu'à l'emprisonnement de plusieurs adeptes, l'organisation change de nom en 1996 et devient leWorld Church of the Creator (WCOTC). Le nouveau leader du mouvement est Matt Hale, gradué d'une école de Droit. Mis à part le nom du groupe et le leader, rien d'autre ne change dans l'organisation. En avril 2004, Matt Hale a été condamné à 40 ans de prison pour de multiples chefs d’accusation dont celui d’avoir tenté de commanditer le meurtre d’un juge. |
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Citizens Foreign Aid Reform (C-FAR)
Les activités de propagande entreprises par le C-FAR sont nombreuses. Le groupe possède son propre groupe d'édition. Mensuellement l'on publie le C-FAR Newsletter dans lequel l'on discute tant de l'aide extérieure, des dépenses du gouvernement que de ses politiques canadiennes. Aussi, l'on publie à chaque mois le Canadian Immigration Hotline. Les thèmes abordés dans cette publication sont entre autres les bavures qui sont commisses par les immigrants ainsi que les politiques canadiennes. Mis à part ces deux publications, le C-FAR a contribué à la parution de plusieurs livres de nature raciste depuis sa fondation. Depuis la création de l'organisation, les membres du C-FAR tiennent régulièrement des rencontres dans la ville de Toronto (The Alternative Forum). On y discute des alternatives possibles aux actuelles politiques canadiennes, toujours en lien avec l'immigration et l'aide étrangère. À quelques reprises, l'organisation s'est déplacée à travers le Canada pour faire la promotion de ses idées ( Speaking Tours ). Parmi les orateurs de ces rencontres, l'on retrouve régulièrement Paul Fromm. Enfin, le C-FAR a organisé quelques conférences ayant pour thème central l'immigration. Le C-FAR entretient des liens étroits avec le Canadian Association for Free Expression (CAFE) et le Canada First Immigration Reform Committee (C-FIR) tous deux également fondé par Paul Fromm. |
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Comité des citoyens enragés Les membres du Comité des citoyens enragés se définissent comme étant des « identitaires » québécois. Le groupe se fait connaître pour la première fois en mars 2003 par des affiches qui placardaient la ville de Québec. Ces dernières invitaient les citoyens de la ville à prendre part à la manifestation de mars 2003, en réaction au démantèlement d'un réseau de prostitution dirigé par un groupe d'individus d'origine afro-américaine (le Wolfpack ). Selon les propos tenu par certains membres du groupe lors de la manifestation, la prostitution juvénile serait due à l'immigration sauvage. De plus, ces derniers dénoncent la traite des femmes blanches faite par les Noirs. Lors de la manifestation de mars 2003, des actes de violences ont été commis par certains membres du groupe envers un groupe anti-raciste présents sur les lieux. Peu d'informations sont disponibles sur ce Comité de citoyens plutôt obscur. L'on peut toutefois s'imaginer l'idéologie du mouvement par le port de la croix celtique par les membres. Il s'agit d'un symbole notoire associé à la suprématie de la race blanche ainsi qu'au fascisme (Centre des médias alternatifs du Québec). Il est à noter que certains associent ce groupe au mouvement québécois d' extrême-droite, Québec-Radical . |
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Edmunde Burke Society
En 1972, la Edmunde Burke Society change et devient la Western Gard. La Western Gard affiche, elle, publiquement ses idéaux nazis. C'est pour cette raison que plusieurs membres de la Edmunde Burke Society décident de ne pas adhérer à la nouvelle organisation, de crainte d'être étiquetés comme des nazis (ARA Toronto Ressources). Parmi ceux qui quittent se retrouvent l'un des co-fondateurs, Paul Fromm. De concert avec d'anciens membres de la Edmunde Burke Society , Fromm va fonder à la fin des années 70, deux autres organisations d'extrême- droite qui sont socialement plus acceptable, soit: la Citizens for Foreign Aid Reform (C-FAR) en 1979, la Canadian Association for Freedom of Expression (CAFE) en 1981 et le Canada First Immigration Reform Committee (C-FIR) en 1997. Au cours des années 1970, la Western Gard intensifie son degré d'hostilité et de violence envers tous ceux qui sont perçus comme autres que blancs et catholiques. Les membres de la Société ont été impliqués dans plusieurs actions criminelles, entre autres du vandalisme et des agressions. |
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Groupe néo-nazi implanté dans plusieurs villes du Québec (Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières et Québec), les Fils de Vinland font partie de ceux que l'on considère comme des « boneheads ». Selon la philosophie soutenue par les Fils de Vinland « Le nationalisme révolutionnaire est et sera toujours la lutte pour la conservation et l'édification de notre caractère racial ». Parmi les actions du groupe, l'on retrouve entre autres des actes d'intimidations et d'harcèlement. C'est en mars 2001 que le mouvement des Fils de Vinland disparait. Certains des membres de l'organisation joignent les rangs du Mouvement de libération du Québec (MLNQ). L'organisation des Fils de Vinland a entretenu des liens avec d'autres mouvements racistes, dont le Mouvement de libération du Québec (MLNQ). Peu d'informations sont actuellement disponibles au sujet des Fils de Vinland. |
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Front de Libération du Québec (FLQ)
L'organisation du FLQ est divisée en quatre sections appelées « cellule ». Chacune des cellules joue un rôle précis dans l'élaboration des actions entreprises par le groupe. La première section est appelée la « cellule de Libération ». Il s'agit de la division du mouvement la plus connue, entre autres en raison de sa vocation principale qui était de libérer les prisonniers politiques. Toutefois, vu le nombre croissant de membres à l'intérieur de cette cellule, une autre cellule a été crée durant la crise d'octobre, soit la « cellule Viger ». Cette nouvelle section avait pour rôle principal de prendre en charge les communications du groupe avec la population et les médias. Au cours de la crise d'octobre, ces sections furent particulièrement actives. La troisième cellule du FLQ se nomme la « cellule Chénier ». C'est la division stratégique du mouvement. Les membres de cette section organisent et financent toutes actions avant qu'elles se déroulent. C'est cette même cellule qui est à l'origine de l'enlèvement du ministre Pierre Laporte. La dernière section se nomme la « cellule Dieppe ». Peu connue, cette division a été crée au cours de la crise d'octobre. C'est cette section qui a fait l'annonce de la mort de Pierre Laporte, en 1970. Pour obtenir l'indépendance du Québec, les felquistes s'attaquaient directement aux établissements anglophones ainsi qu'au gouvernement de l'époque. L'éventail des actions qu'ils ont posés va des graffitis aux vols de banques et de dynamites, aux sabotages de trains et de rails de chemin de fer jusqu'à la fabrication de cocktails Molotov et de bombes. La « crise d'octobre » en 1970 est toutefois l'évènement le plus fortement associé au FLQ. L'enlèvement du diplomate James Richard Cross, le 5 octobre, ainsi que du ministre Pierre Laporte, le 10 octobre, marquent le commencement de la fin pour le mouvement. Le 13 octobre l'organisation libère Cross, qui est sain et sauf. Toutefois, le 16 octobre, le gouvernement décide de mettre en place les mesures de guerre, ce qui déstabilisa les membres de l'organisation qui n'était pas en mesure d'affronter une réponse politique de cette envergure. L'évènement qui marqua dramatiquement la fin du mouvement eu lieu le 17 octobre 1970. C'est à cette date que le corps inerte de Pierre Laporte a été retrouvé dans le coffre du véhicule utilisé lors de son enlèvement. Cet assassinat amena alors la population à craindre l'organisation et un sentiment d'indignation envers le mouvement apparu. Avant les évènements d'octobre 1970, le mouvement du FLQ avait un appui considérable de la part de la population québécoise.Suite aux évènements d'octobre 1970, le mouvement du FLQ s'est éteint. Les membres responsables des enlèvements ont été jugés et condamnés pour leurs crimes. |
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Parmi les mouvements extrémistes associés au Freedom Site , l'on retrouve notamment le Heritage Front, le Canada First Immigration Reform Committee, le Canadian Association for Free Expression, le Citizens For Foreign Aid Reform. On retrouve également plusieurs radios Internet au contenu virulents, comme la Radio Freedom. |
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Heritage Front (HF) « The HERITAGE FRONT is a organization of ordinary Canadian men and women who are dedicated to the European values and traditions upon which this nation was originally founded. We are average citizens who have decided that ENOUGH IS ENOUGH »
Les fondateurs sont, outre Wolfgang Droege, James Dawson, Gerry Lincoln et Grant Bristow. À la différence des autres groupes racistes déjà existants, le HF possède un caractère national. L'idée initiale de Droege était de former un groupe auquel le canadien moyen pourrait facilement s'identifier. La vision que Droege avait de ce groupe au départ se résume ainsi: « [...] le Heritage Front aurait, sur le plan public, l'image d'une organisation purement conservatrice, mais (il) se servirait du groupe pour faire clandestinement progresser le mouvement de la suprématie blanche ». (CSARS, 1994) Le HF comporte deux ailes: l'une est politique alors que l'autre est « militaire ». L'aile politique se concentre davantage sur la propagande, la participation aux manifestations, la distribution de dépliants, etc. Parmi les outils de propagande qu'utilise le groupe se trouve la revue Up Front. L'aile militaire est, quant elle, davantage axée sur l'action violente. En raison de l'absence de structure organisationnelle officielle on ne peut pas affirmer avec certitude combien de membres compte le HF. Le groupe ne possède ni bureau ni lieu spécifique à la tenue de ses réunions. Parmi la population qui compose les membres de l'organisation nous retrouvons, selon le rapport du Comité permanent de la justice et des questions juridiques, « [...] les racistes, les Néo-Nazis, les skinheads et les tenants de la suprématie blanche ». D'une part, le groupe met en place plusieurs activités pour promouvoir la suprématie blanche au pays. Par exemple, à la fin de l'année 1992 et jusqu'en novembre 1993, le groupe avait organisé une campagne d'harcèlement téléphonique (« IT ») qui visait, outre les membres de la communauté juive, tous les chrétiens blancs anti-racistes considérés comme des « traîtres de la race ». D'autre part, plusieurs conférences sont soutenues par le HF. L'essence du message alors transmis est soit pro-raciste ou encore en négation de la Shoah. Le groupe organise également des danses ainsi que des concerts pour les skinheads. Cela peut parfois engendrer des manifestations violentes entre les racistes et les anti-racistes, pensons à l'affrontement qui a eu lieu en mai 1993, lors de la tenue du concert du groupe raciste RaHoWa (Racial Holy War ). Enfin, un magasine axé sur la promotion de la suprématie de la race blanche (Up Front) sert de moyen de financement pour l'organisation. Les activités du Front se situent principalement en Ontario. Toutefois, le groupe entretien des liens avec d'autres organisations qui prônent les mêmes idéaux raciaux et qui se retrouvent tant au Québec qu'en Alberta ou en Colombie-Britannique. |
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C'est au cours de la seconde partie du 19 ième siècle qu'apparaît le KKK aux États-unis. Le terme « Ku Klux Klan » prend racine du mot grec « Kuklos » qui signifie un cercle sans commencement ni fin. Initialement, le KKK était considéré comme un groupe social et fraternel dont la doctrine s'inspirait de leur interprétation personnelle des Saintes Écritures. Les membres, hommes et femmes, vêtus d'une robe et d'un capuchon en draps de lits blancs sortaient la nuit à cheval pour terroriser les populations -particulièrement L'idéologie du Klan repose sur six éléments bien précis. Tout d'abord, le KKK croit en la suprématie de la race blanche, qui représente le noyau de la Nation, de la culture et de la technologie. Deuxièmement le pays d'origine des membres du Klan ne doit pas être soumis aux influences ou intérêts étrangers. La troisième croyance du Klan est en lien avec la Constitution américaine qui représente le meilleur système de gouvernement écrit par l'homme. Par la suite, le Klan croit en la libre entreprise et en la propriété privée mais est contre l'exploitation financière. En ce qui concerne la religion, le Klan croit en le christianisme positif selon lequel les gens ont le droit de pratiquer leur foi et de prier dans les écoles. Le dernier élément constitutif de l'idéologie du Klan est la famille, qui doit être forte avec des traditions, ce qui est à la base d'une nation. Cette idéologie est partagée par tous les membres des divers Klans à travers le monde. La seule différence étant que ceux-ci adaptent les idéaux de dévotion à leur propre pays. À ses débuts, le KKK était utilisé à des fins politiques. La collaboration du groupe avec certains dirigeants de la Confédération a permit un regain de pouvoir des Blancs dans le Sud des États-unis. L'appartenance d'un membre au « Klan » ne devait cependant pas être connue. Il devait s'agir d'une alliance secrète entre les membres. Toutefois en raison de l'impact négatif du Klan sur les populations minoritaires, plusieurs lois fédérales furent adoptées pour interdire la présence du KKK aux États-unis. Bien qu'interdit, le groupe continua d'agir clandestinement et se développa à travers les États-unis ainsi qu'ailleurs dans le monde. On compte aujourd'hui 30 « chapitres » du KKK.
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| Milice patriotique québécoise La MPQ a annoncé sa dissolution à la fin 2012, à cause de dissenssions internes et de la place médiatique prise par Provost, jugée inopportune par les autres membres. |
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Nationalist Party of Canada (NPC)
Son outil de propagande est le « The Nationalist Report » dont le contenu est en lien direct avec la thèse conspirationniste. Le NPC conseille à ses membres de rester séparés des autres groupes ethniques et encourage l'arrêt de l'immigration et le rapatriement des immigrants déjà installés au Canada dans leur pays d'origine. Parmi les particularités du Nationalist Party of Canada (NPC) l'on retrouve la mise en place d'un « Comité des droits humains » ayant pour fonction d'évaluer les injustices dont est victime la population blanche. On y discute, entre autres, du cas d'Ernst Zündel. Aussi le NCP a mis en place une cérémonie ainsi qu'un certificat de démérite remis annuellement aux journalistes hostiles à la cause de la suprématie blanche ou au parti afin de dénoncer l'image négative que les différents médias projettent de l'organisation. |
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Le but de l'organisation est la protection et l'avancement des droits des canadiens de descendance européenne. Ceux-ci sont considérés appartenir à la plus belle, la plus créative et la plus intelligente race sur Terre. Se présentant comme un groupe de discussion informel, les membres du Northern Alliance discutent ensemble de sujets tels l'immigration, le racisme, la Commission des droits humains de l'Ontario ainsi que de la perspective de l'eurocentrisme. Il est à noter que la qualité informelle du groupe est mise en doute par certains observateurs extérieurs. Sur l'Internet, le groupe fait ouvertement la promotion de la suprématie de la race blanche et tient des propos fortement haineux. Outre leur idéologie raciale, le groupe s'oppose à la légalisation de la drogue, à l'avortement ainsi qu'aux mariages gais et interraciaux. Bien que l'on ne connaisse pas le nombre de membres actuel du groupe, l'on sait que plusieurs d'entre eux sont des skinheads. |
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« We are a family oriented folk. We measure our success through our children's success and achievements. We are not a group of thugs or a gang. We hold traditional family values and demand the absolute best that each member has to give. We believe that by hosting concerts and events that we better equip ourselves to network and succeed where others have failed. Our agenda is simple: "We must secure the existence of our people and a future for white children »
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Parti National Social Chrétien (PNSC)
Dès la première réunion du parti l' on connaissant le ton quant aux idéologies qui allaient sous-tendre le PNSC tout au long de son existence.Cette première rencontre eu lieu à la scène du Monument national, qui pour l'occasion avait été décorée des initiales du parties qui étaient constitués de multiples petites croix gammée. L'emblème du PSNC est le svastika (croix gammée) au-dessus de laquelle se trouve deux symboles canadiens, soit le castor et la feuille d'érable. Arcand s'est autoproclammé être le « Führer canadien». Au cours de l'automne 1934, le Canadian Nationalist Party de l'ouest canadien joint les rangs du PSNC. L'idéologie du PNSC repose sur les mêmes idées et valeurs que celles des partis fascistes et nazies de Mussolini et Hitler. La doctrine du PSNC croit un état corporatif dans lequel « tous les services publics sont étatisés et où le travail est obligatoire, dans la mesure où l'état doit garantir aux citoyens de gagner leur vie en travaillant ». Il faut noter qu'à l'instar du parti Nazi en Allemagne, le PNSC proclame la suprématie de la race blanche et l'antisémitisme de manière flagrante: un juif ne peut obtenir le statut de citoyen. Le parti à des prétentions pancanadienne. En 1938, le PNSC ainsi que ses homologues anglais décident de s'unir sous une même bannière, soit le Parti de l'unité nationale (PUN). À la tête de ce nouveau parti se trouve Adrien Arcand et Joseph C. Farr, qui devient le nouvel organisateur général. On compte quelques centaines de membres dans les rangs du PUN, voire au plus 1500 membres. La durée de vie publique de cette organisation sera toutefois brève. Au début de la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement interdit tout mouvement fasciste et ce, sous peine d'emprisonnement. Bravant l'interdiction, Arcand est arrêté puis interné en 1940 et ce, jusqu'à la fin de la guerre en 1945. En 1949, Arcand réapparaît sur la scène politique. Il se présente aux élections fédérales sous la bannière du PUN (Nizkor Project). Les mouvements fondés par Arcand ont influencés plusieurs individus et mouvements racistes dans les années qui suivirent, dont Ernst Zundel. |
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Fondé en 2003, le mouvement identitaire Québec-Radical réclame un Québec souverain associé non pas aux États-unis mais à l'Europe. Le mouvement prône une sauvegarde de l'environnement et dénonce fermement «l'horreur boréale». De plus, le mouvement privilégie le socialisme ainsi que la démocratie comme modèle de société. Les membres de Québec-Radical s'opposent à l'immigration invasive non-européenne qui met en danger la survie du peuple québécois. De plus, les membres de l'organisation s'élèvent contre ce qu'ils appellent le «mal global». En d'autres mots, le mal global signifie la mondialisation des marchés qui pourrait mettre en péril la culture québécoise. Le mouvement se dresse également contre toutes les sociétés, leurs dérivés qui ne sont pas européenne. Ainsi, sur le site Internet de l'organisation l'on peut lire que « La guerre de Bush n'est pas notre guerre. Si l'islam doit être combattu, c'est à l'intérieur de nos pays et non au Moyen-orient ou ailleurs.» Le site Internet de l'organisation a disparu du Web en 2004. À ce jour, la dernière apparition du mouvement sur la scène publique date du 3 mai 2006. Des affiches à caractère haineux, signées par Québec-Radical, ont été apposées à l'entrée d'une mosquée à Trois-Rivières. |
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Stormfront White Nationalist Community « Stormfront is a resource for those courageous men and women fighting to preserve their White Western culture, ideals and freedom of speech and association a forum for planning strategies and forming political and social groups to ensure victory » Crée par Don Black (membre du Ku Klux Klan ) (photo), dans L'emblème du site est composé d'une croix celtique autour de laquelle se retrouve l'inscription White Pride World Wide . |
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Western Guard
En 1975, Andrews a été accusé de possession d'armes et d'explosifs. Il a aussi été trouvé coup able de conspiration contre l'équipe Israélienne de soccer en visite au Canada. Il a été condamné à deux ans de prison. Depuis sa remise en liberté, Andrews doit respecter certaines conditions dont celle de se dissocier de la Western Guard.C'est dans ces condition qu'en 1976 John Ross Taylor, un fasciste bien connu du milieu, prend la direction de la Western Guard. Dès lors, il change le nom de l'organisation, qui devient la Western Guard Party (2) . Il est à noter que ce parti n'a jamais été enregistré comme un parti politique. Sous la direction de Taylor, plusieurs membres décident de quitter le groupe. En 1979, Taylor est accusé, par la Commission canadienne des droits humains, d'avoir tenu des propos haineux via la ligne téléphonique de la Western Guard Party. En refusant de cesser l'activité de la ligne téléphonique, Taylor a été accusé d'outrage au tribunal et a été emprisonné. Les activités du groupe ont cessé au milieu des années 1980. |
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« The most vehement racist group in the country »
Afin de distribuer sa propagande haineuse, le groupe utilise abondamment les médias (radio, télévision, Internet) (Nizkor Project). L'organisation a également mis en place une ligne téléphonique, fait la distribution de caricatures et d'autocollants de nature haineuse et publie mensuellement le magazine WAR, autoproclamé le journal le plus raciste au monde. En 1988, certains membres de la WAR, dont Tom Metzger et son fils, ont été jugés coupables d'avoir tenu un discours haineux ayant conduit au meurtre médiatisé de Mulugeta Seraw, un étudiant Éthiopien par un groupe de skinheads à Portland. |
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Ernst « Christof Friedrich » Zundel « I am known as the Ghandi of the right »
Zundel est notamment célèbre pour son négationnisme de l'Holocauste mais aussi pour être un fervent adepte de la suprématie blanche. Il entretient des relations avec d'autres suprématistes convaincus comme Paul Fromm et Wolfgang Droege. |
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