Internet : outil de « formation À distance »
par les groupes terroristes
 
 

5. Diffusion des connaissances

Le contenu des sites Internet conçus par des terroristes devient donc un sujet d’intérêt afin de mieux  comprendre les apprentissages que peuvent faire les terroristes sur Internet. Cette section présente le contenu des sites Internet, les outils, médias et technologies, les types de préparation (idéologique et opérationnelle) et les forums de discussion utilisés par les terroristes. Ensuite, une présentation des internautes ciblés par les groupes terroristes sera faite.

 

5.1. Mosquées, écoles et camps d’entrainement et virtuels 

Avec l’existence d’écoles, de camps d’entrainement et de mosquées virtuels, l’entraînement physique devient évitable (Freiburger et Crane, 2008). Selon un rapport intitulé  Violent Islamist Extremism,The Internet, And The Homegrown Terrorist Threat, produit par le United States Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs, les islamistes radicaux sont très actifs dans les forums et dans les « chat-rooms » et ces lieux virtuels peuvent servir de remplaçant pour les réunions dans les mosquées. Toujours selon le même rapport, les sites Internet peuvent contenir des éléments islamiques radicaux. Lieberman (2008) cite un rapport de l’armée américaine de mai 2007 dans lequel il est mentionné que les disques durs saisis des ordinateurs des auteurs des attaques de Madrid en mars 2004 contenaient environ 50 livres téléchargés écrits par des idéologues islamiques radicaux. Ces livres auraient servi de source d'inspiration aux terroristes. Il s’agirait en quelque sorte d’écoles virtuelles. Finalement, l’Internet peut maintenant être utilisé comme camp de formation. Il est possible de faire du transfert d’informations opérationnelles et de la diffusion d’idéologie (Lieberman, 2008).

 

5.1.1 Contenu des sites Internet

Un site typique d’une organisation ou groupe terroriste comprend de l’information sur le groupe, son histoire, des biographies des leaders, fondateurs et héros de l’organisation, de l’information sur leur idéologie, des bulletins de nouvelles et des mises à jour, une recension des activités du groupe, des plans futurs, des cartes des endroits où un territoire est disputé.  De manière générale, ils vont éviter de parler de leurs activités de violence ouvertement sur leurs sites (exceptions : Hezbollah, Hamas et Al-Zarqawi qui montrent des vidéos d’assassinats violents, d’exécutions et de bombes qui explosent) (Weimann, 2006). La plupart des sites terroristes publient des communiqués de l’organisation en ligne, des annonces officielles et les discours et les déclarations de leurs chefs, fondateurs ou idéologues. Le matériel contenu sur les sites peut être recyclé (Weimann, 2006). Selon Lieverman (2008) les sites peuvent contenir des programmes de télévision et de radio, de la littérature islamique téléchargeable, des journaux et des périodiques. La plupart des sites offrent des magasins en ligne, l’achat d’affiches, de livres, de vidéos, de photos, de disques, de collants, de badges, de calendriers, de manuels et de guides est parfois possible. Les sites sont donc une bonne source d’informations (Weimann, 2006).

 

5.1.2 Outils, médias et technologies utilisés

Les manuels virtuels semblent un outil intéressant pour les terroristes. L’Internet est un endroit où de multiples sites peuvent fournir des informations sur la fabrication d’armes chimiques et d’explosifs. De plus, les terroristes peuvent utiliser l’Internet pour fournir de l’information à d’autres terroristes concernant des cartes, photos, directions, codes et instructions sur comment utiliser ces armes (Weimann, 2006). Ce type d’information peut être utilisé aussi bien par des organisations terroristes sophistiquées que par des individus mécontents qui sont prêts à utiliser des tactiques terroristes pour arriver à leur fin (Weimann, 2006). Deux manuels virtuels sont bien connus : The Terrorist’s Handbook et The Anarchist’s Cookbook. Ces manuels offrent des instructions détaillées sur comment construire plusieurs types de bombes. Autre manuel, The Mujahadeen Poisons Handbook, écrit par Abdel-Aziz en 1996 et publié sur le site officiel du Hamas, donne des détails en 23 pages sur comment préparer à la maison des poisons, des gaz empoisonnés et d’autres matériels qui peuvent être mortels pouvant être utilisés lors d’attaques terroristes, le manuel comprend également des instructions sur l’utilisation du cyanure. Voici des exemples d’information que l’on peut y retrouver : nom de la substance, apparence, dose létale, temps pour que la dose soit létale, préparation et des notes pour les particularités de la substance (Weimann, 2006).

En 2004, le groupe Al-Qaïda a commencé à publier un manuel d’entrainement virtuel intitulé « Al Battar », toutefois, déjà en 2002, un manuel complet avait été découvert par la police métropolitaine de Manchester, au Royaume-Uni, pendant qu’ils étaient à la recherche de la résidence d’un membre d’Al-Qaïda.  Le manuel a été traduit en Anglais et publié en ligne sur le site du Département de Justice Américain, cependant, cette version est censurée afin de ne pas encourager d’autres actes terroristes (Weimann, 2006). Un exemple de l’utilisation d’un manuel virtuel pour commettre un acte terroriste serait celui de David Copeland. Il a installé des bombes dans trois locations différentes à Londres en 1999, a tué trois personnes et en a blessé 139.  À son procès, il a avoué avoir appris ses techniques  sur Internet en téléchargeant le manuel The Terrorist’s Handbook et How to Make Bombs (Lyall, 2002).Afin de vérifier s’il était difficile d’avoir accès à ce type de manuel, nous avons effectué une recherche dans Google en inscrivant « The Terrorist’s Hanbook » (en utilisant les guillemets) et nous avons obtenu 390 résultats et en cliquant sur le premier résultat, nous avons eu accès au manuel virtuellement. Il faut quand même être prudent quant à l’interprétation qui peut donner au fait que l’accessibilité à de tels documents soit relativement facile. En effet, bien qu’ils soient accessibles sur Internet pour tous les utilisateurs, pour qu’ils soient utilisés afin de commettre des attentats terroristes, il faudrait qu’il y ait à la base un individu motivé à commettre ce type d’attentat. Un individu motivé à commettre un attentat aurait quand même pu se débrouiller pour trouver ces informations avant l’arrivée d’Internet. De plus, comme le mentionne Sutherland (1966), les techniques apprises ne sont pas ce qu’il a de plus important, il faut qu’il y ait de nouvelles définitions quant aux faits sociaux qui entourent la personne pour qu’elle commette un délit. Celle-ci doit également être en contact avec d’autres personnes afin que le comportement criminel soit appris. D’un autre côté, un individu qui aurait déjà une identité terroriste trouvera dans le cyberespace une multitude d’informations profitables. Fait marquant, Sageman (2004) mentionne que le 75% des terroristes de son échantillon font partie de classe moyenne et supérieure, ce qui laisse supposer qu’ils ont probablement accès à un ordinateur.

Les vidéos en ligne constituent un autre outil utilisé par les terroristes. Par exemple, une vidéo de 26 minutes a été mise sur un forum de discussion de militants islamiques. Cette vidéo montrait comment faire une veste de bombe sophistiquée. Un mannequin était utilisé afin de démontrer sa puissance. Des spécialistes affirment que la vidéo aurait été faite par des Palestiniens (Myers, 2004). Weimann (2006) affirment que les vidéos mises sur les sites montrent que les terroristes utilisent des technologies des plus récentes. Des contenus audio peuvent également se retrouver sur les sites Internet (Weimann, 2006).

Les sites Internet peuvent également offrir des tutoriels pour les utilisateurs. Un tutoriel est un programme de présentation qui guide l'utilisateur dans l'apprentissage et la mise en œuvre d'un matériel ou d'un logiciel. Par exemple le Muslim Hackers Club est un groupe qui selon les agences de sécurité américaines essaient de développer des outils qui permettraient de faire des cyberattaques sur l’Occident, offre des tutoriels qui montrent comment créer et propager des virus, faire du sabotage de réseau, développer des codes et ils donnent des liens vers d’autres sites islamiques de militants terroristes. Le cryptage, qui a été décrit précédemment, peut également être utilisé. Il est possible de cacher des instructions, manuels et instructions dans des messages codés et des dossiers cryptés (Weimann, 2006). Comme la façon de commettre des cyberattaques se retrouve sur Internet, les utilisateurs peuvent donc être autodidactes. Ils n’ont pas à se déplacer et ils peuvent donc commettre des attaques en étant solitaires (Gagnon, 2007).

 

5.1.3 Types de préparation

Il existe deux types de préparation : la préparation idéologique et opérationnelle. La préparation idéologique équivaut au processus de radicalisation. Il y aurait quatre étapes typiques qui constituent le processus de radicalisation islamique qui peut être vécu par un internaute qui visite un site d’Al-Qaïda selon un rapport de la police de New York (NYPD) (Freiburger et Crane, 2008). En ordre chronologique, ces étapes sont :

    • Pré-radicalisation : Cette étape précède l'exposition à l'idéologie islamique radicale sur Internet.
    • Auto-identification : Il y a une perte d’identité de l’internaute qui va de plus en plus adhérer à l'idéologie islamique radicale.
    • Endoctrinement : On fait une rééducation concernant l’idéologie, apparition d’une identification complète à la nouvelle idéologie.
    • Jihadisation : C’est à cette étape qu’une planification opérationnelle peut être faite et la participation à une attaque terroriste peut également survenir

L’Idéologie islamique radicale peut donc être diffusée par Internet (Lieberman, 2008). Le sentiment d’isolement, la  solitude et le fait de se sentir déconnecté peuvent être ressentis par les membres des groupes terroristes sur Internet. Le passage à l’acte peut devenir une façon de s’identifier et d’augmenter ainsi l’estime de soi (Weimann, 2006).

La diffusion d’une idéologie devient intéressante, car c’est à partir de ce moment que la personne pourrait commencer à apprendre des définitions quant aux faits sociaux qui l’entourent (Sutherland, 1966). Cependant, encore ici, la prudence quant à l’interprétation qui peut être faite est de mise, car comme le mentionne Sageman (2004), les terroristes deviennent des terroristes à cause de situation particulière au moment du recrutement. Par conséquent, d’autres éléments devraient pris en considération dans l’apprentissage d’une idéologie. Des éléments comme le sentiment d’isolement, la solitude et le fait de se sentir déconnecté peuvent donc être des éléments sur lesquels on devrait se pencher. Le simple fait d’être exposé à une idéologie n’étant probablement pas suffisante. Aussi, tout dépend du temps exposé à cette idéologie.

Pour sa part, la préparation opérationnelle consiste en la diffusion d’informations qui vont aider à la perpétrer une attaque. Il peut s’agir d’instructions pour la fabrication d’armes et d’explosifs. Elle peut également comprendre la diffusion d’informations sur les cibles (horaires et locations). En effet, il est possible d’en apprendre sur les horaires et locations des cibles comme sur la transportation des installations, des installations nucléaires, d’édifices publics, aéroports et ports, et même sur les mesures de contreterrorisme (Weimann, 2006). Des techniques concernant les enlèvements et comment faire les négociations peuvent également être apprises (Traduction du magazine Al Battar No. 10 dans SITE Institute, 2004). Les levées de fonds se retrouvent également dans cette catégorie (Lieberman, 2008).

 

5.1.4 Forums de discussion

La communication directe entre terroristes et des terroristes potentiels est maintenant rendu possible grâce aux forums de discussion. La formation de groupes de discussion permet à des individus de se regrouper selon leurs intérêts personnels et leurs valeurs. Donc, cela est parfait pour des individus qui ont des idées, des expériences et des croyances qui sortent de l’ordinaire et qui souvent amènent des jugements négatifs de la majorité de la population. Cela offre aussi à ces individus une source de support et leur permet de connecter avec les autres et de devenir membre d’un groupe sympathisant à leur cause (Freiburger et Crane, 2008). Les internautes intéressés partout dans le monde peuvent s’engager dans des cyber relations à long terme qui peuvent mener à une amitié et éventuellement à l’adhésion à un groupe (Zanini et Edwards, 2002). 

Le phénomène des forums de discussion devient un peu plus inquiétant parce que selon Sutherland (1966),  le comportement criminel serait appris au contact d’autres personnes et l’apprentissage se ferait surtout à l’intérieur d’un groupe restreint ce qui est rendu possible avec les forums de discussion dans le cyberespace. Toutefois, il est peu probable que quelqu’un navigue par hasard sur un de ces sites et développe des liens forts qui l’amèneraient à adhérer à un groupe. Il s’agirait probablement d’un long processus et il faudrait qu’à la base l’utilisateur ait déjà un intérêt pour une idéologie ou groupe quelconque. Il faudrait également prendre en considération certains facteurs mentionnés par Sutherland (1966), par exemple, la fréquence à laquelle un utilisateur est exposé au modèle terroriste, la durée des contacts avec ces modèles, l’antériorité et l’intensité du modèle.

Un exemple d’une communication directe serait celui d’Al-Zawahiri (second de Ben Laden), en décembre 2007, Al-Qaïda  a fait une bande vidéo où celui-ci dit aux internautes qu’ils peuvent poser des questions sur des forums de discussions islamiques en ligne. Il a ensuite donné des réponses détaillées à certaines des questions le 2 avril 2008 (Lieberman, 2008).

 

5.2 Internautes ciblés par les groupes terroristes

Une analyse du contenu des sites Internet suppose que les sites s’adressent à trois types d’audience  (Weimann, 2006) :

    • Partisans : à cause de tous les objets à vendre à l’effigie d’un groupe, les sites locaux, souvent dans la langue originale, etc.;
    • Communauté internationale : Par exemple : Hezbollah invite journalistes à interagir avec organisation via courriels;
    • Ennemis : Ce n’est pas si évident, mais vise à stimuler débat public, aller chercher du support, démoraliser le public, envoyer messages par Internet aux gouvernements et public.

Le rapport produit par le United States Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs fait part d’inquiétudes par rapport au fait que des jeunes américains musulmans et non musulmans soient exposés, ils parlent de « danger » qui existerait  aussi en Europe et d’autres pays (Lieberman, 2008). Comme il a déjà été dit, il est peu probable de tomber sur ces sites par hasard. Il est mentionné que les adolescents sont visés, notamment à cause d’une chanson rap sortie en août 2007 « Dirty Kuffar » (Kuffar signifiant « non-croyant » en Arabe) qui a été téléchargé par des millions d’internautes. Encore là, il est difficile d’évaluer l’impact d’une telle chanson chez les jeunes. Bien qu’ils réussissent quand même à piquer la curiosité de millions de jeunes, il est possible de penser que pour beaucoup d’entre eux l’intérêt pour le terrorisme s’arrête là et qu’ils apprécient tout simplement la chanson. De plus, malgré le fait que les jeunes soient visés, Sageman (2004), dans sa recherche, affirme que la moyenne d’âge des terroristes lorsqu’ils rejoignent le jihad est de 25,69 ans. Donc, la plupart ne sont pas des adolescentes. Selon Freiburger et Crane (2008), les sites Internet doivent être attrayants et sensationnels pour attirer les jeunes. La langue des contenus peut également être un bon indicateur du public visé par les sites. Selon le rapport produit par le United States Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs, comme les messages sont diffuses en anglais, on vise les Anglophones (Lieberman, 2008). Toutefois, il serait peut-être mieux de ne pas sauter trop vite aux conclusions, il se pourrait qu’on essaie tout simplement de rejoindre le plus de monde possible comme l’anglais constitue une langue parlée, par beaucoup de gens peu importe leur pays d’origine. Selon Korpela (2003), l’anglais est la langue universelle d’Internet.

 
     
     
 

6. Groupes utilisant l’Internet

Cette section présente trois organisations qui sont connues pour utiliser l’Internet comme outils de « formation  à distance ».

Al-Qaïda
Selon Weimann (2006), il y a plusieurs avantages pour Al-Qaïda d’utiliser l’Internet comme outils de « formation  à distance ». Premièrement, cela leur permet de gagner des partisans à leur cause. Ensuite, il devient plus facile de garder l’organisation décentralisée. Troisièmement, le passage à l’action est encouragé. Finalement, cela permet de donner des directives et des informations aux partisans et sympathisants partout dans le monde. Le groupe aurait plusieurs sites Internet et lorsqu’un site ferme par mesure de contreterrorisme ou par le fournisseur d’Internet, il est possible de trouver un serveur hôte ailleurs et de changer l’URL à chaque quelques jours. De la publicité doit être faite pour annoncer la localisation des nouveaux sites via l’envoi de courriel, par les groupes de discussion, en faisant des annonces ou en mettant des liens vers d’autres sites (Weimann, 2006).

Hezbollah 
Durant la dernière décennie, leur vaste infrastructure Internet a surtout été fondée sur une politique de propagande qui se caractérise surtout par une  idéologie islamique radicale à caractère ouvertement antioccidentale. Ils sont connus pour faire des mises à jour régulières de leurs sites Internet. Ils en possèderaient entre 15 et 20. Voici les cinq langues dans lesquelles sont ces sites : arabe, anglais, hébreu, français et farsi. Des blogues sont également écrits par des partisans de l'organisation à travers le monde (Lieberman, 2008).

Hamas
Le Hamas compte plus de 20 sites Internet dans huit langues différentes (arabe, anglais, français, russe, ourdou, malais et turc) (Lieberman, 2008). Une idéologie sunnite radicale et mêlée de nationalisme palestinien est prônée (Lieberman, 2008). Le groupe offre plusieurs sites où il est possible d’apprendre différentes techniques afin de commettre des attentats. Le site appelé « Military Academy » offre 14 leçons dans la fabrication de bombes. Ce groupe islamique qualifie ces leçons comme étant une campagne qui vise à agrandir le bassin de fabriquant de bombes. Les leçons incluent la production d’une ceinture remplie d’explosifs qui peut être portée par quelqu’un qui voudrait commettre un attentat suicide. D’autres leçons montrent comment se procurer des matériaux qui sont difficiles à détecter comme du plastic explosif. Le cours en ligne du Hamas fournit aussi de l’information sur la préparation de bombes régulières et aussi sur les méthodes d’identification des cibles (Worldtribune.com, 2002).

Il est évident que l’absence de gardien dans le cyberespace est un élément intéressant pour ces groupes de terroristes qui voudraient se faire connaître. En effet, il s’agit d’une bonne manière pour ceux-ci de se faire connaitre par les terroristes et terroristes potentiels à travers le monde. D’un autre côté, pour ce qui est des connaissances qu’ils peuvent fournir, encore faut-il qu’il y ait des utilisateurs motivés ayant accès à ces informations. Des communications directes entre des utilisateurs membres de groupes et des non-membres pourraient faire croître cette motivation, car selon Sutherland (1966), les apprentissages se font au contact d’autres personnes.

 
 
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