| Le terrorisme séparatiste tchétchéne comprendre le phénoméne |
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Historique du séparatisme Les originesLes Tchétchènes représentent à l'évidence l'un des plus anciens peuples du Caucase. Des civilisations ayant existé sur l'isthme caucasien remontent à l'époque de l'Égypte ancienne. Il ne reste aucune chronique écrite tchétchène à l'instar des chroniques de Nestor chez les Russes. Seules des légendes populaires permettent de retrouver les traces des Tchétchènes ou des tribus vaïnakhes, auxquels appartient l'ethnie tchétchène. Selon lesdits légendes, les Tchétchènes sont originaires du Cham en Syrie. Dans l'Antiquité, ils se seraient installés à Natchkhi Van (aujourd'hui Nakhitchevan en Azerbaïdjan) et de la, par l'Abkhasie, ils se seraient rendus jusqu'en Kabardie. D'autres sources présupposent des origines irakiennes. Période prérusse (av. 1816) |
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La première période de la guerre caucasienne commence avec la nomination du général Ermolov aux postes de gouverneur et commandant en chef de l'armée du Caucase en 1816. Selon lui, le Caucase devait devenir à part entière une partie de l'Empire russe. Il construit des lignes fortifiées afin de bloquer les Tchétchènes dans les montagnes et fonde, le 22 juin 1819, la forteresse Groznaïa (en russe: « redoutable »), qui deviendra plus tard la capitale tchétchène Grozny. Ermolov utilise également les villages cosaques en tant que barrages pour contenir les montagnards et applique, de manière générale, sa célèbre citation: « La gentillesse n'est que signe de faiblesse dans les yeux des Asiatiques... et je reste inexorablement sévère. » De nombreux affrontements entre les troupes russes et les Tchétchènes ont lieu et une révolte est organisée en 1825 sous la direction de deux Tchétchènes (Avko et Beybulat Taïmazov) et d'un Daghestanais (Mulla Muhhamad). Ermolov quitte le Caucase en 1827 sans atteindre définitivement son objectif, mais cette période a durablement marqué l'histoire tchétchène comme une époque de violence. |
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La période tsariste (1864-1917) L'après- Révolution (de la république montagnarde à la déportation des peuples) (1917-1945) Après la défaite des cosaques, ces derniers sont déportés et leurs terres sont distribuées aux montagnards. La 16 janvier 1923, l'instauration de la région autonome tchétchène et sa séparation de la RSSA montagnarde sont proclamées. En 1927, Grozny, l'arrondissement cosaque de la Sounja et la région autonome tchétchène sont réunis dans l'autonomie tchétchène, dont Grozny devint la capitale. En suit la réunion administrative de la Tchétchénie et de l'Ingouchie. En 1936, est codifiée la transformation de la région autonome tchétchéno-ingouche en une république autonome, selon la nouvelle Constitution de l'URSS. Néanmoins, la paix ne dure pas longtemps – le 8 janvier 1942, à Ordjonikidzé (Vladikavkaz), est tenu un congrès constitutif, lors duquel une organisation de résistance clandestine du nom de OPKB est créée. L'OPKB rassemble 24 970 résistants, dont un comité exécutif (33 personnes) et le bureau (9 personnes). La révolte, commencée le 10 janvier 1942, embrase le territoire tchétchène au complet et les combats et exécutions violentes des fonctionnaires soviétiques paralysent la vie économique de la république. Les résistants proposent également leur aide aux allemands, à condition de la création d'une Tchétchénie indépendante, mais les allemands refusent la proposition pour des raisons économiques. Au printemps 1942, l'aviation soviétique bombarde des villages tchétchènes pour écraser la révolte. Mais même après la déportation de la majorité des Tchétchènes et des Ingouches (environ 478 000 personnes) au Kazakhstan et en Kirghizie (pour la collaboration avec le Wehrmacht) et l'arrestation du secrétaire général de l'OPKB, Israïlov, plusieurs rebelles continuent la résistance jusqu'aux années 60. |
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Durant la déportation, de nombreux tchétchènes meurent à cause des conditions difficiles de la transportation et à cause des exécutions « logistiques » de plusieurs civils. Néanmoins, une fois dans leur terre d'exil, plusieurs tchétchènes réussissent à s'organiser en groupe et à accumuler des capitaux et de l'immobilier. Le 16 juillet 1956, Moscou lève les restrictions juridiques à l'égard des Tchétchènes et Ingouches déportés et des membres de leurs familles, afin d'améliorer les relations diplomatiques avec Bonn. Les familles tchétchènes commencent à revenir dès l'automne 1956 et le 9 janvier 1957, la République autonome tchétchéno-ingouche est reconstituée par le Soviet suprême. À leurs retour, les Tchétchènes constatent un agrandissement de leur territoire d'un tiers (le territoire anciennement cosaque). Également, le terme « montagnard » perd son sens avec l'interdiction de se réinstaller dans les montagnes. Plusieurs Tchétchènes s'établissent alors dans des grandes villes, entrent dans les universités russes (car ils ont appris la langue russe en pendant les années d'exil) et s'introduisent dans l'industrie et le commerce locaux.
La première guerre Le coup d'État de 1991
1992-1994 L'intervention militaire: 1994-1996
Eltsine essaie d'abord de régler le conflit avec une ordonnance à tous de rendre les armes en leur possession avant le 15 décembre 1994. Le 7 décembre 1994, le Conseil de sécurité de la Russie décide d'utiliser la force pour la résolution du conflit tchétchène. Le 11 décembre, les troupes russes rentrent en territoire de la Tchétchénie. Après un échec des négociations entre Moscou et Grozny le 12-13 décembre à Vladikavkaz, les actions militaires commencent, opposant entre 15 et 25 000 soldats et officiers Russes et environ 7000 combattants tchétchènes. Le 15 décembre 1995, les troupes fédérales commencent l'attaque de Grozny et le 19 janvier 1995 la prise du Palais présidentiel a lieu. Doudaïev, réfugié dans les montagnes, lance une guérilla, en arrivant à contrôler quelques territoires du sud de la République. Suite à la prise d'otages à l'hôpital de Boudennovsk en juin 1995, les troupes russes arrêtent l'offensive et un accord militaire, comprenant le retrait partiel des forces russes, le désarmement progressif des combattants tchétchènes et la livraison de Bassaiev à l'armée russe, est signé en juillet 1995. Le 17 décembre, l'ancien président prorusse Zavgaiev est réélu chef du Parlement (dissout par Doudaiev) à 95% des voix (il était le seul en liste, car Doudaiev ne pouvait participer à cause de la guérilla et parce que ses supportaires (de Doudaïev) ont boycotté les élections). Après les élections, les opérations militaires russes recommencent, suivies par une autre prise d'otages civils près de Kizliar, par le neveu de Doudaiev, Salman Radouev.
En mars 1996, la résistance prend le contrôle d'une partie de Grozny et Eltsine promet publiquement de terminer la guerre avant les élections. Le 10 avril, les troupes russes prennent le quartier général des rebelles situé à Védéno et Doudaiev décède le 21 avril, lors d'un raid aérien. Le vice-président Yandarbiev lui succède. L'après-1996 |
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Historique des évènements 1999 -2000
Après la mort de Doudaiev, l'ensemble des forces de la résistance s'est fragmenté en plusieurs dizaines de groupes autonomes contrôlant chacun son territoire, rendant les négociations avec Moscou de plus en plus difficiles par leur structure. Une vague d'attentats terroristes à Moscou a eu lieu, ainsi qu'une suite de prises d'otages en territoire tchétchène se concluant, dans certains cas, par la décapitation des otages. En même temps, en Tchétchénie continuent des enlèvements et des violences envers des citoyens Russes non-tchétchènes. En juin 1999, un groupe de quelques centaines de combattants tchétchènes sous le commandement d'un jordanien du nom de Khattab, effectue une incursion armée dans plusieurs lieux du Daghestan voisin et récidive le 17 juin de la même année. Les wahhabites daghestanais épaulés par des combattants tchétchènes proclament l'introduction de la charia dans quatre villages (Etcheda, Gakko, Guigalt, Avgali) et proclament que ces villages sont désormais un territoire islamique le 3 août 1999. Lorsque l'armée fédérale réplique, les islamistes tchétchènes s'emparent des villages Rakhata et Ansalta, de l'autre bord de la frontière. Les Daghestanais organisent une résistance à l'incursion tchétchène et des combats à Daghestan continuent jusqu'au mois de septembre. Une série d'attentats particulièrement meurtriers se produisent à Moscou le 31 août 1999, le 9 septembre 1999, le 13 septembre 1999; à Volgodonsk le 16 septembre 1999 et à Bouïnaksk (Daghestan) le 4 septembre 1999. Le Premier Ministre russe Vladimir Poutine déclare une guerre au « terrorisme tchétchène » et
Le 15 juillet 2006, Nikolaï Patrouchev, chef du FSB, propose une amnistie aux indépendantistes prêts à rendre les armes. Un peu moins de 200 personnes auraient répondu à l'appel. Malgré le fait que la majorité des indépendantistes se sont rendus en profitant de l'amnistie accordée la Russie, plusieurs rebelles se sont réfugiés dans les montagnes d'où ils continuent encore des opérations de guerilla visant les forces russes . Aslan Mashadov se fait abattre le 8 mars 2005 par un commando des forces spéciales russes. Le même sort attend Bassaïev, victime d'un camion piégé, la nuit du 9 juillet 2006. Le 16 avril 2009, la Russie annonce la fin de la guerre anti-terroriste en Tchétchénie. |
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2002-2011, ERTA |