L’assassinat d’Imad Mughnieh  et les risques terroristes

Fadi Wakim
2008
Texte produit dans le cadre du cours CRI 6224
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Introduction

Pour les États-Unis, le monde est meilleur sans Imad Mughnieh, un chef de la milice libanaise Hizbullah, assassiné le 12 février à Damas. Imad Mughnieh considéré comme une figure centrale des attaques terroristes des extrémistes shiites depuis les années 80. L’homme soupçonné d'avoir tué le plus d'américains avant le 11 septembre 2001 fut assassiné sans dévoiler ses secrets. Ayant vécu dans l'ombre, il prend avec lui les secrets d'une épisode chargée d'événements sanglants et menace même après sa mort de causer encore de dégâts puisque on menace de le venger. Qui était Imad Mughnieh, quel était son rôle sur la scène terroriste et à qui profite sa mort? La déclaration d’une guerre ouverte par Nassrallah contre Israël aura-t-elle des conséquences sur la scène internationale? Quelle était la réaction du Parti de Dieu à des événements pareils dans le passé?La difficulté de trouver des réponses réside dans le fait que les informations concernant cet homme sont contradictoires et rares. Héros pour les uns, terroriste pour les autres, même après sa mort, il suscitera les débats dans une tentative de le justifier ou de comprendre les motivations et les rôles joués par les acteurs dans ce que certains analystes croient le début du terrorisme islamique.

 
Contenu

1. Imad Mughnieh, sa vie, sa mort
2. Le lien avec Hizbullah, les capacités, la motivation du parti de Dieu
3. Les risques 

Conclusion

L'assassinat du précurseur d’Oussama  Ben Laden mérite de s'y arrêter. Sa mort entraîne plus de questions qu'elle ne résout des problèmes. Ayant vécu dans l’ombre, il a réussi, jusqu’à date au moins, d’emporter les explications ou les aveux possibles des actes desquels il est tenu responsable.Voulant se distancier de lui dans son vivant, les siens l’honorent après sa mort au point de penser qu’il faut effacer un pays de l’existence pour le venger. Son cas incarne les difficultés de définir le terrorisme en dehors du contexte dans lequel il a vécu.Tous les niveaux semblent avoir la même importance : le niveau personnel, social, politique,  théorique, sa capacité à jouer un rôle même dans sa mort sur la scène du terrorisme semble préoccupante. Si Al Quaïda a déclaré la guerre et l’on suppose qu’elle est prête, par ce fait même, à accepter la mort de Ben Laden, le cas n’est pas de même pour le Hizbullah et Mughnieh.Ayant faits leurs preuves dans le passé dans l’usage du terrorisme, les enjeux du moment actuels ainsi que l’appui qu’ils ont de deux états dont l’une au moins est sur la voie de l’obtention de la technologie nucléaire, nous mettent dans un cas de figure alarmant. La gestion des risques est importante, mais elle ne doit jamais nous empêcher d’essayer de comprendre la situation afin d’espérer passer d’une gestion réactionnelle à une action préventive qui ne se contente pas simplement de faire les choses comme avant mais de vouloir les faire autrment…

   
 
2002-2010, ERTA