Le G.S.P.C.: Menace pour l'Europe? |
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Introduction Le G.S.P.C., groupe salafiste pour la prédication et le combat, rebaptisé Al Qaeda au pays du Maghreb islamique sur « ordre de Ben Laden » depuis le 24 janvier 2007, connaît un regain important d’activité. Ce groupe, voir même cette organisation, peu connue jusqu’alors par le public, a acquis une couverture médiatique importante, voire fracassante atteignant son apogée lors des attentats à Alger le 11 avril 2007, faisant 33 morts et plus de 220 blessés. Parallèlement, en France, c’est une période délicate, celle des élections présidentielles et législatives. En raison du regain d’activité du G.S.P.C., le ministre de l’intérieur François Baroin, successeur de Nicolas Sarkozy depuis que celui-ci a quitté le poste pour sa candidature à la présidentielle, a décidé de renforcer les mesures de sécurité dans les meetings des candidats. Le niveau rouge du plan Vigipirate, c'est-à-dire un niveau de 3 sur 4, est en vigueur depuis décembre 2006. « La France est sous menace réelle, variée et plurielle » selon ce même ministre. La menace terroriste incarnée alors par le G.S.P.C. est devenue aussi un sujet pour les présidentielles où le candidat Philippe de Villiers rappelle sur son blog la menace importante qui plane sur la France à cause du G.S.P.C. Après les attentats d’Alger, plusieurs candidats ont marqué une minute de silence pour les morts en début de meeting. Plusieurs questions peuvent être soulevées par ce regain d’activité, par cette récente et importante médiatisation. Le G.S.P.C serait-il devenu une organisation fédératrice de tous les groupes djihadistes-salafistes de l’Afrique du nord-ouest, allant de la Mauritanie jusqu’à la Lybie ? Est-il devenu une véritable menace pour les Etats Européens ? Que peut cacher cette allégeance récente à Al Qaeda dont pourtant les relations avec Ben Laden remontent dés sa création par Hassan Hattab en 1998. Ou bien, est-ce tout simplement la tentative d’un groupe terroriste en situation précaire pour résister à son élimination par les forces algériennes.
Dans un premier temps, je me pencherai sur l’organisation elle-même, son historique, sa structure et ses capacités opérationnelles. Note au lecteur : Bien que le G.S.P.C. ait changé de nom le 24 janvier 2007 pour Al Qaeda au pays du Maghreb islamique, l'auteur gardera la première appellation tout au long du dossier pour une meilleure facilité de compréhension au lecteur. |
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Contenu : 1-Le G.S.P.C. : « Le groupe armé islamique le mieux organisé au Maghreb » : 5-Le G.S.P.C. :
Fédérateur ou bien en position précaire ? |
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Conclusion Une explication peut ainsi être étayée face à ce regain d’activité du G.S.P.C. Depuis plusieurs mois, cette organisation terroriste multiplie les attentats en Algérie, ceux-ci devenant au fur et à mesure de plus en plus meurtriers, l’apogée ayant été atteint avec les attentats d’Alger du 11 avril 2007. Des communiqués de plus en plus médiatiques, une volonté de se faire connaître de plus en plus forte comme en témoignent l’allégeance à Al Qaeda et le changement de nom pour Al Qaeda au pays du Maghreb islamique. Tout cela dénote la volonté de devenir l’organisation de référence, fédératrice pour tous les groupes djihadistes-salafistes de l’Afrique du Nord-Ouest. Parallèlement, l’armée algérienne ainsi que la gendarmerie mènent une lutte sans merci à l’organisation et notamment une offensive importante depuis le 26 mars en Kabylie, région où se situent les principales cellules de direction importantes de l’organisation. Cette offensive mettrait le G.S.P.C. dans une position précaire, celui-ci étant hautement surveillé par les services secrets français, notamment la D.S.T. et la D.G.S.E. On peut se rendre compte ainsi que plus les attaques de l’armée algérienne sont fortes, plus les attentats perpétrés sont de plus grande ampleur et de plus en plus meurtriers. Il semblerait qu’un dialogue se met en place : « Plus tu m’attaques, plus je frappe fort ». Dans cette perspective, les attentats d’Alger seraient la preuve de la situation difficile et précaire de cette organisation. Certes, plusieurs attentats ont pu être faits à Casablanca au Maroc, ou bien à Tunis en Tunisie, mais ceux-ci n’avaient aucun lien opérationnel entre eux, juste un lien idéologique. On peut aussi supposer que plus le G.S.P.C. frappera fort, plus il connaîtra la couverture médiatique qu’il recherche afin de se poser comme référence en Afrique du Nord-ouest, au risque alors de s’aliéner les populations locales qui, comme l’indique Slaheddine Jourchi, ne sont plus dans cette optique de violence. L’utilisation de kamikaze pour la première fois démontre la volonté pour le G.S.P.C. de se radicaliser. Dans tous les cas, les pays européens et précisément la France cible privilégiée des groupes algériens, devront se montrer extrêmement vigilants à l’évolution du G.S.P.C., notamment du fait d’un contexte électoral français favorisant une ampleur médiatique importante si un attentat était réalisé. Enfin, l’histoire récente du G.S.P.C. en Algérie démontre que malgré qu’Al Qaeda soit très affaibli d’un point de vue opérationnel, il continue à jouer un rôle de référent symbolique dont l’influence n’a jamais été aussi forte, et dont son emprise idéologique sur les groupes extrémistes du monde entier n’aurait cessé de croitre. |
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Références non-électroniques
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2002-2008, ERTA
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