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Il s'agira ici de dresser un bref tableau des méthodes utilisées au sein des sectes nuisibles pour asseoir la domination du gourou ou des membres dirigeants sur les adeptes et en faire des sujets manipulables, capables du pire.
Nombreux spécialistes des sectes nuisibles se sont attachés à décrire la dynamique sectaire, et plus particulièrement les étapes de l'embrigadement sectaire. Tous s'accordent à dire que les sectes nuisibles agissent sur leurs adeptes dans le but de les convertir suivant la logique suivante : séduire l'adepte et le persuader, déconstruire tout ce en quoi il croyait, tous ses repères, et finalement sa personnalité, pour enfin, le reconstruire en lui inculquant les valeurs de la microsociété sectaire (Aubry, 2001 : 26).
La séduction
Il faut savoir que l'on n'entre pas dans une secte nuisible mais on est happé par un mouvement aux structures manipulatrices soigneusement préparées. Ce n'est souvent qu'une fois sorti de la secte, ayant pris conscience d'avoir été escroqué sur le plan spirituel, intellectuel et financier, que l'adepte se rend compte qu'il faisait partie d'un tel mouvement.
En effet, les sectes, particulièrement lorsqu'elles sont connues du public et connotées négativement, se présentent aux individus sous un visage masqué. Ce masque consiste le plus souvent en une organisation quelconque possédant la qualité juridique de personne morale. Il peut prendre différentes formes (culturel, médical ou para-médical, développement personnel, psychothérapeutique, humanitaire, écologique, éducatif, etc., bref, n'importe quel thème à la mode).
Une fois l'intérêt du futur adepte éveillé, on l'étouffe de gentillesses. Il retrouve des personnes prévenantes, se souciant de lui. Il se sent aimé et estimé. Cette technique s'appelle le « love-bombing » ou « bombardement d'amour ». L'objectif est de faire en sorte que la personne se sente tellement bien, tellement aimée et tellement comprise, qu'elle ait envie de revenir. Ainsi, le nouvel adepte est sans cesse flatté et félicité, on lui dit qu'il est une personne d'exception et qu'il est important pour le groupe. Cet appel à l'amour propre est si fort que l'adepte a la sensation que ce n'est pas le groupe qui s'est emparé de lui, mais plutôt qu'il a lui même trouvé la voie. Ce sentiment de libre-choix rend la manipulation d'autant plus efficace (Joly, 2002 : 44).
Une ancienne adepte témoigne :
Je suis entrée à Invitation à la vie intense à une période difficile de ma vie. J'étais mal dans ma peau. Je me suis donc embarquée en pensant que j'avais enfin trouvé ce que je cherchais depuis longtemps : un lieu chaleureux et convivial, proche de mes préoccupations, ouvert sur l'universel, notamment les autres religions. Dans les groupes de prière, les animateurs ne cessaient de nous répéter que nous étions une élite choisie par Dieu (Belgique, 2005) .
Cette période de « bombardement d'amour » peut durer plusieurs mois. Les réunions continuent d'être agréables, mais très progressivement, on demande à l'adepte de s'impliquer de plus en plus. Le groupement a toutefois intérêt à ce que l'implication grandisse rapidement pour éviter la contre-information et pour éviter que la personne hésite trop longtemps (Joly, 2002 : 44).
La déconstruction de la personnalité
Après la phase de séduction, vient la phase que l'on peut qualifier de destruction de la personne. Cette phase consiste à déconstruire la personnalité et à inhiber tout sens critique chez l'adepte, de manière à en faire un sujet obéissant, aisément manipulable. Pour y parvenir, les sectes nuisibles utilisent différentes techniques. Ainsi, on trouve l'affaiblissement des corps par le contrôle de l'alimentation. Certaines sectes nuisibles sous-alimentent leurs adeptes et imposent aussi parfois des périodes de jeûne prolongées. Un des exemples les plus spectaculaires reste celui du groupe « Ecoovie », dans lequel, en plus d'une alimentation très carencée, des périodes de jeunes (sans eau) de trois jours à chaque changement de saison étaient imposés (ce mouvement a été dissout suite à la condamnation de son gourou pour escroquerie par un tribunal belge en 1994. Toutefois, le gourou tenterait de reconstituer un groupe au Québec, et il existerait un petit groupe d'adeptes en Haïti. Tout pourrait alors recommencer.)
De nombreux aliments sont interdits par certains groupes car ayant une influence néfaste, ou non autorisés du fait de leur nature, de leur forme, etc. Tandis que d'autres peuvent être considérés comme en lien avec l'univers, ou en lien avec l'énergie (Villerbu et Graziani, 2000 : 27).
Pour le psychiatre-criminologue J.-M. Abgrall (2002 : 244) , si ces « stratégies alimentaires » ne peuvent à elles seules suffire pour rendre un individu malléable, elles s'inscrivent dans un protocole plus ou moins complexe dont elle est une des pierres de fondation. Ainsi, l'adoption d'une pratique diététique anormale telle que le végétalisme ou le macrobiotique, pourra accentuer la coupure avec l'environnement social. Rien que le choix d'aliments peut, lui seul, suffire à entraîner l'éclosion de microstructures dotées de rites et de doctrines, comme par exemple pour le végétalisme ou la macrobiotique.
Mais surtout, si le régime alimentaire entraîne une carence à court ou à moyen terme, cela peut entraîner un affaiblissement de la résistance. Ainsi par exemple, une carence glucidique durant quelques jours a pour conséquence une douleur cérébrale et une baisse de la vigilance. De même, une carence protidique ou lipidique, ou bien une alimentation hypocalorique prolongée, diminue le seuil de résistance physique, ce qui facilite l'application des protocoles d'endoctrinement.
Les privations de sommeil sont aussi très fréquentes. En effet, nombreux groupes sectaires, notamment au cours de stages ou séminaires plus ou moins prolongés, mobilisent les adeptes à toute heures et ne leur laissent que de très courtes nuits, parfois saccadées. Or, on sait qu'interrompre constamment le sommeil paradoxal ne permet pas au psychisme de se reposer réellement.
Des études concernant la privation de sommeil ont démontré « qu'elle a une incidence très nette sur le psychisme et provoque graduellement des troubles de l'humeur (euphorie et dépression), une excitation permanente, des troubles visuels (hallucinations) ainsi qu'une confusion entre des hallucinations complexes et des sensations physiques. Par la suite surviennent des troubles de la pensée, une désorganisation de la pensée qui, si la privation de sommeil perdure, peuvent déboucher sur des situations psychotiques graves. (Les membres de la secte peuvent alors interpréter ces expériences comme étant « mystiques et divines ». Voir Belgique, 2005 : 15).
La privation n'est bien entendu jamais présentée comme telle, mais est intégrée à des rites. Ainsi, les prétextes invoqués sont les offices religieux, la méditation à heures fixes, la position de la lune et des astres, etc. (Abgrall, 2002 : 244).
Les groupes sectaires instaurent toujours une coupure avec le monde extérieur. C'est en effet primordial pour éviter la contre-information qui risquerait de contredire le discours du groupe et faire déchanter l'adepte. Ainsi, l'endoctrinement sectaire passe nécessairement par la réduction maximale des échanges avec l'extérieur. Le groupe sectaire commencera généralement par couper l'adepte de sa famille, dangereuse à double titre. D'abord car elle est la plus susceptible de s'alerter du changement de personnalité qui s'opère, ensuite car le maintient de la structure familiale entrave le processus d'assimilation de la doctrine. Cette dynamique de rejet prendra rarement la forme d'ordres explicites, mais on utilisera des masques dialectiques ou idéologiques visant à présenter la famille comme un danger potentiel. (Abgrall, 2002 : 241).
En outre, l'éloignement géographique et social n'est pas une condition nécessaire de l'isolement. nombreux adeptes travaillent et vivent à l'extérieur du groupe. Ils n'en sont pas pour autant moins isolés, du moins moralement (Campos, 2002 : 82). À la coupure avec le monde extérieur correspond aussi une coupure avec le réel. En effet, le groupe a une vision particulière de la réalité et interprète tous les événements dans un sens dualiste, voir manichéen, ce qui affecte naturellement son fonctionnement ainsi que celui de l'adepte. Il y a d'un côté le groupe, considéré comme le bien, et de l'autre côté le reste du monde, considéré comme le mal. À cette vision du réel correspond souvent une simplification du discours et de la doctrine. En effet, les pensées élaborées et contradictoires sont bannies car elles compliquent la réalité de manière intolérable. Tout est noir ou blanc, sans aucune nuance. Les adeptes et les gourous ne veulent pas de pensées qui relativisent tout sans apporter aucune réponse à leur questionnement. Ce qu'ils cherchent, ce sont des vérités claires, simples et absolues qu'il est plus aisé d'obtenir en adoptant une pensée dualiste.
On vise donc à ce que le nouvel adepte soit coupé du monde extérieur pour être mis en contact avec des personnes adoptant déjà ce mode de pensée, en espérant qu'il l'acquiert lui aussi peu à peu. Cela accentuera ainsi d'avantage la coupure avec la vie d'avant, devenue incompatible avec le nouveau mode de pensée.
Ensuite, comme nous l'avons dit, les adeptes vivent une autre réalité que celle que nous vivons. Mais ce sentiment exprimé par les adeptes est aussi le fruit d'un véritable « bombardement intellectuel ». Selon un témoin entendu par la Commission d'enquête parlementaire belge sur les sectes, les adeptes de « Sahaja Yoga » méditent plusieurs heures par jour les pieds dans l'eau salée, devant une photo du gourou, en écoutant des enregistrements de ses discours et en répétant mécaniquement le même message (voir Belgique, 2005 : 23).
En définitive, les sectes dangereuses cherchent à provoquer chez leurs adeptes ce que Jean-Yves Roy qualifie de « régression culturelle », en simplifiant le réel et en évitant la complexité, nous l'avons vu, mais aussi en adoptant un langage propre (Campos, 2002 : 26). En effet, c'est par le langage que s'exprime notre pensée, mais c'est aussi le siège de nos idées. C'est pourquoi les sectes nuisibles mettent sur pied un langage réducteur et enfermant. Ainsi, ce langage propre empêche tout dialogue avec l'extérieur, mais il empêche surtout toute critique.
Outre leur action sur le corps et l'intellect, les groupes sectaires jouent aussi avec le registre de l'affectif pour maintenir leur emprise sur l'adepte. Ainsi ils peuvent utiliser certains points faibles de la personne, qui lui ont auparavant été soutirés dans les travaux d'approche ou par des questionnaires sur sa personnalité (Joly, 2002 : 22). La reviviscence d'événements traumatisants passés est aussi souvent pratiquée. Mais on cherche surtout à créer une dépendance affective. C'est pourquoi on prolonge la séduction entreprise lors du recrutement. Cet élément affectif est essentiel pour la réussite du processus d'embrigadement. En effet, l'adepte, confronté à ses doutes, sera dirigé par ses émotions. Voyant le bien-être apparent dans le groupe et ressentant l'ambiance chaleureuse, il sera conforté dans son choix d'adhésion (Aubry, 2001 : 31). Mais aussi, l'adepte qui trouve son compte en affection auprès du groupe, du moins au début, va craindre de perdre cette affection. Cette dépendance affective va alors pouvoir être utilisée pour éveiller de la culpabilité chez l'adepte, et le tenir encore d'avantage sous emprise. En effet, le nouvel adepte désire plaire au gourou et au reste du groupe et ne tient pas à les décevoir. Mais ce n'est pas chose facile car le groupe se fixe toujours un idéal de perfection que l'adepte n'arrive pas à atteindre. C'est là que réside la finesse de la manipulation sectaire. On réussit à provoquer une légère frustration chez le nouvel adhérant, qui est de ne pas avoir encore atteint le niveau de plénitude affiché par les autres membres. Dès lors, il se sent coupable et va s'impliquer d'avantage dans le groupe, comme pour s'excuser de ses faiblesses et de ses manquements dans l'atteinte de la perfection (Casgrain et Kropveld, 1997 : 117).
Ainsi, on peut dire que les groupes sectaires jouent sur différents champs pour déstabiliser les adeptes. Ils visent à les mettre dans une période de flottement où tous les repères antérieurs sont remis en question. Une étude de Nathalie Sinielnikoff montre que toutes les sectes nuisibles ont en commun de remettre en cause les repères habituels, et que si cette expérience peut être fortement stimulante, elle est aussi déstabilisante et peut provoquer un état de perplexité, sorte de vertige psychologique, et de vulnérabilité (Fournier et Monroy, 1999 : 34).
La reconstruction de la personnalité à l’image du groupe sectaire
Mais si les groupes sectaires s'attachent à créer des conditions de déstabilisation, de désarroi et de vulnérabilité, c'est pour proposer parallèlement de nouveaux repères, des acquisitions, bref, pour restructurer la personnalité selon un modèle défini. En effet, comme l'ont montré les études de Piaget, Whitehead et Marty sur l'apprentissage cognitif, le passage à un niveau d'intégration, ou à un palier de structuration supérieur, s'accompagne nécessairement d'une sorte de deuil des repères précédents. Pour apprendre, il faut désapprendre et accepter d'être déstabilisé, ce que les groupes sectaires ont très bien compris (Fournier et Monroy, 1999 : 35).
Ainsi, l'adepte ayant épuisé ses défenses à réduire la dissonance qui existe entre les normes de sa vie antérieure et les nouvelles qui lui sont proposées, la reconstruction peut s'opérer. Le groupe sectaire bombarde alors l'adepte de notions auxquelles il doit croire sans discussion possible et il doit consentir à toutes les actions qui en découlent (la remise en question est synonyme de trahison). Par un processus d'imitation, le nouvel adepte calque son comportement sur celui des autres, ce qui va effacer toute trace de son individualité. De même, les conduites automatiques et l'urgence de la mission à remplir prennent la place de l'incertitude. Il s'agit de noyer l'adepte sous une multitude d'obligations qui suppriment son espace personnel. On est réellement dans la phase d'endoctrinement. On pourra considérer que l'assimilation de la doctrine et la dévotion pour le groupe sont solides lorsque l'adepte commence à se livrer lui aussi au recrutement. Mais en plus de constituer une preuve de sa conviction, le prosélytisme sera aussi un instrument de renforcement du lien et un élément de coercition. Du statut de soumis, l'adepte prend donc du galon et devient responsable. Toutefois, le statut réel n'est pas le même que celui qui est affiché. En effet, plus la responsabilité de l'adepte croît au sein du groupe, plus les liens de dépendance se renforcent. Il dépend non seulement de ses supérieurs hiérarchiques, mais il dépend aussi moralement de ses inférieurs et économiquement et socialement de la structure. Ainsi l'adepte s'implique complètement dans le réseau social du groupe sectaire, et est partie prenante des actions de la communauté, en même temps qu'il accroît sa perte d'autonomie et qu'il substitue les règles sectaires à sa morale antérieure (Aubry, 2001 : 32).
Stanley Milgram, avec ses travaux sur l'obéissance à l'autorité, permet de mieux comprendre cette dépendance et surtout d'expliquer la soumission de l'adepte à l'égard du groupe sectaire et du gourou.
Selon Milgram, il peut arriver que l'homme voit s'estomper les limites de son libre arbitre au profit d'une obéissance passive à des idées ou à des représentations symboliques. Mais pour cela, il faut obtenir un changement d'état chez le sujet. Milgram parle de « changement agentique ». « L'intégration ne peut se faire qu'à partir d'une modification interne de chaque individualité. Les contrôles individualisés de l'action, reflet de l'autonomie, doivent être abandonnés progressivement au profit des directives hiérarchisées issues de l'agent coordinateur ». Ainsi, la structuration progressive du groupe coercitif, ici du groupe sectaire, passe nécessairement par un remaniement des domaines de l'autonomie et de la dépendance. L'augmentation de la coercition s'accompagne d'un changement progressif de l'individu qui passe de l'état d'autonomie totale à l'état agentique total. Il perd son libre arbitre et sa liberté d'action au profit d'une dépendance au système. Selon Milgram, « un individu est en état agentique quand il accepte le contrôle total d'une personne détenant un statut élevé. Dans ce cas, il ne s'estime plus responsable de ses actes. Il voit en lui-même un simple instrument destiné à exécuter les volontés d'autrui ». L'état agentique pousse l'individu à accepter sans réserve tout ce qui émane de l'autorité, tandis que les éléments externes sont minimisés ou niés. Dès lors, un acte condamné par l'entendement général pourra être ressenti comme une preuve de foi ou d'ardeur dans la lutte contre le mal extérieur.
Au bout de l’embrigadement sectaire
Toutes ces techniques évoquées plus haut, par effet cumulatif, peuvent donc engendrer de lourdes conséquences chez l'adepte. Au bout de l'embrigadement sectaire, on trouve des adeptes ayant perdu toute individualité, tous leurs systèmes de référence habituels et tout sens critique. D'abord séduits puis rendus vulnérables, ils sont restructurés, conditionnés selon les critères et les valeurs du groupe sectaire, pour enfin en arriver à une dépendance énorme voir totale et difficilement réversible puisque c'est la personnalité qui a été changée. Ils cessent en quelque sorte de s'appartenir. Cet état se traduit par la perte de leurs droits fondamentaux, et plus particulièrement de leur liberté personnelle. Bien sûr, pour le nouvel adhérant, ces techniques sont largement masquées par un discours rassurant, par des promesses chaleureuses et par des résultats immédiats plutôt satisfaisants (Fournier et Monroy, 1999 : 33).
En outre, tous les problèmes précités ne sont pas observés dans tous les groupes endoctrinant ni chez tous les adeptes. L'ampleur, l'intensité et la rapidité de ces phénomènes peuvent varier beaucoup d'un groupement à l'autre et ils ne sont pas inéluctables. Toutefois, il n'en reste pas moins que l'altération du libre-arbitre, du sens critique et plus largement la perte d'autonomie font partie des effets majeurs induits par les groupes endoctrinants.
Ainsi, quand on connaît l'état dans lequel peuvent être mis des adeptes, quand on sait que la dynamique sectaire a pu aller jusqu'à entraîner des suicides collectifs et des meurtres, que des adeptes préfèrent perdre la garde de leurs enfants plutôt que de devoir quitter leur groupe, que des adeptes peuvent donner tout ce qu'ils possèdent à leur secte, etc. (et la liste des actes « objectivement inconsidérés » serait longue), devrions-nous alors être surpris de voir un adepte d'une ou l'autre secte poser une bombe dans un bus si le gourou le lui demande, quitte à y perdre la vie ? Même si l'adepte émettait des doutes devant la gravité d'un tel acte, nous ne voyons pas pourquoi ils ne pourraient pas être dissipés par la peur de déplaire au gourou ou de perdre l'approbation du groupe, peur d'un châtiment divin ou autre sanction intégrée dans la doctrine.
Il nous paraît donc raisonnable de conclure que l'appartenance sectaire, avec les caractéristiques exposées ici, est tout à fait susceptible de produire des individus capables d'une grande violence voir des « kamikazes », pour autant qu'ils y soient poussés. D'ailleurs, si la violence ou la nuisance ne touche généralement que les individus qui intègrent ces groupes, et par effet ricochet leur famille ou entourage, des actes de violences contre l'extérieur du groupe sectaire ont été commis dans quelques occasions. |
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