| Infiltration de groupes dangereux par un service de sécurité : le SCRS et le cas Grant Bristow |
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Introduction If CSIS were to use only passive sources in the racist right, then the quality of the information available to the intelligence community and to police forces would be considerably less useful at best or useless at worst. Most good sources are active. Cet
extrait tiré du rapport présenté au Solliciteur
général du Canada par le Comité chargé de
la surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS)
est parfaitement conforme au discours public du Service canadien de renseignement
de sécurité (SCRS) par rapport à l'utilisation de source humaine.
Cependant, que faut-il comprendre par une source active ?
Doit-on interpréter qu'il est justifié que la source
commette certaines irrégularités pour qu'elle puisse
fournir des renseignements qui soient utiles et de qualités? |
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Contenu A. Contexte |
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Conclusion À la suite de
la présentation du cas Bristow, plusieurs questions se posent.
Tout d'abord, que le Heritage Front représentait une menace pour
la sécurité du pays et qu'il était justifié d'y
placer une source, certes. Cependant, pourquoi le SCRS n'a-t-il pas transmis
le dossier à la GRC lorsqu'il fut évident qu'il s'y passait des actes
de nature illégale? Cela ne fait-il pas partie des restrictions
de leurs pouvoirs de transmettre à la GRC toute enquête
lorsqu'il s'y déroule des actes illégaux (harcèlement,
tentative de subversion du Parti réformiste, accueil d'étrangers
illégaux, complots pour violence contre des communautés ethniques
pour ne nommer que ceux-ci)? De plus, quelles raisons justifient qu'il
ait gardé un agent à l'intérieur du HF sur une
période aussi longue? Nous ne pouvons que spéculer sur
les réelles motivations qu'entretenaient le Service puisqu'il
rend rarement compte de ces intentions, sauf de façon minimaliste dans son rapport annuel et dans celui du CSARS. Il faut cependant garder à l'esprit que les cinq
hauts responsables du CSARS doivent avoir l'habilitation de sécurité maximale (autrefois, « Très
secret-Accès spécial ») et que cette habilitation est fournie
par le SCRS. On peut alors se questionner sur le degré auquel ses membres sont prêts à mettre en question les politiques et pratiques du SCRS. Non pas qu'on puisse ainsi conclure à l'inefficacité de l'organisme de surveillance, mais bien que ce lien de dépendance, au minimum, nuise à l'apparence de neutralité du CSARS. |
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Références
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2002-2011, ERTA |