L'affaire Ahmed Ressam : parcours d'un terroriste
 
     
 

Liste des membres impliqués

 
 

 

 
 

Mourad Iklef
De nationalité algérienne, Mourad Iklef est marié et père de deux enfants. Il a obtenu le statut de réfugié peu de temps après son arrivée au Canada, en 1993. Selon ses déclarations, il aurait été condamné à mort en Algérie pour des activités liées au terrorisme et ajoute l'avoir appris par des articles de journaux (source : Ordonnance du 8 mars 2002 Dossier : DES-8-01 ; Référence neutre : 2002 CFPI 263). Mais il ne fut retrouvé aucune mention d'une telle condamnation.

Mourad Iklef fréquentait régulièrement l'appartement de la rue Malicorne et d'autres lieux où se retrouvaient Boumezbeur, Ressam, Kamel, et Atmani. Mourad Iklef est originaire du même quartier que Fateh Kamel, en Algérie, et c'est un ami d'enfance d'Adel Bouzmebeur. Il fut arrêté, en décembre 2001, par les forces policières canadiennes qui le soupçonnaient d'être un complice de Ressam et d'être (ou d'avoir été) un membre du Groupe islamique armé (GIA). Il fournit notamment des conseils à Ressam sur la construction de son engin explosif (Bernton et coll., 2002). Le procureur fédéral demanda à ce qu'il soit déporté en Algérie en raison de la menace grave qu'il faisait courir à la sécurité du pays.

Lors de son témoignage devant la Commission de l'immigration et du statut du réfugié, Mourad Iklef nia les faits qui lui étaient reprochés mais reconnaissait

« avoir rencontré, à plusieurs reprises, Boumezbeur, Ressam, Kamel, Atmani et tous les autres individus d'origine algérienne qui étaient à Montréal, à ce moment là. Il mentionne que les gens se rencontraient pour discuter, regardaient la télévision et qu'il n'était pas question de politique en particulier, et encore moins de terrorisme, et s'il avait été question le moindrement de complot visant des actes de terrorisme, il ne serait jamais resté là, il serait parti tout simplement ».

Il a aussi ajouté que « lorsqu'il a accompagné Ressam à Vancouver, il voulait surtout aller à la pêche, voir les environs de Vancouver, la nature, et que Ressam a fait ses vols de son côté, alors que lui visitait les environs. »

La Commission de l'immigration et du statut du réfugié mit en avant certaines coincidences troublantes du dossier :

« À en croire M. Ikhlef, il y aurait erreur sur la personne ; comme s'il s'était trouvé toujours à la mauvaise place, au mauvais moment. Comme si également c'était pure coïncidence que la plupart de ses amis qu'il côtoyait quotidiennement au cours des années 1990, à Montréal, et à Vancouver, sont maintenant derrière les barreaux où l'objet de condamnations diverses en France, en Angleterre, en Algérie et aux États-Unis. »

Mourad Iklef nia également le fait d'avoir fait partie du GIA et tenta d'apporter des explications que la Commission trouva peu satisfaisantes sur le fait qu'il était surnommé par ses amis et connaissances « Mourad GIA ». Elle conclut qu'il y existait des motifs raisonnables de croire que Mourad Iklef avait fait ou faisait encore partir d'une organisation terroriste et qu'en conséquence, il pouvait être déporté en Algérie.

 
     
 

Nabil Iklef
Frère de Mourad Iklef. Lié à Fateh Kamel. Ils vivaient dans le même quartier d'Alger et il l'a rencontré souvent à Montréal. Il est arrivé au Canada après son frère, en 1994. Sa demande de réfugié politique a été refusée mais il a obtenu le statut de résident permanent. À Montréal, il fréquentait régulièrement avec son frère l'appartement de la rue Malicorne.

 
     
 

Fateh Kamel
Lien direct avec Ahmed Ressam et avec le Groupe de Roubaix. Un de ses amis proches est Mohamed Omary. Il a été condamné le 6 avril 2001, par le Tribunal correctionnel de Paris, à 8 ans de prison pour sa participation à un trafic de faux papiers. Il a été libéré pour bonne conduite après 4 années et il est retourné vivre à Montréal en janvier 2005.

Fateh Kamel est né le 14 mars 1960 à El Harrach, dans les faubourgs du sud d'Alger. En 1987, il a émigré au Canada et a obtenu quelques années plus tard la nationalité canadienne. Il s'est marié avec une canadienne, avec laquelle il a eut un fils, et il a exercé la profession de commerçant. Disposant de certains fonds, Kamel a ouvert un commerce à Montréal, Artisanat Nord-Sud, boulevard Saint-Laurent, qu'il revendra ultérieurement à Mokhtar Haouari. Il a habité avec sa femme à Outremont, avenue Rockland, puis il a déménagé à Pincourt, dans la 5e avenue, dans l'île Perrot, en banlieue de Montréal.

Il s'est joint aussi, pendant un temps, à la firme d'import-export Mandygo, qui était spécialisée dans l'importation de cigares cubains (Bell, 2004). Il a suivi un entraînement militaire dans les camps d'Oussama ben Laden, en Afghanistan, ce qui l'a auréolé d'une certaine notoriété auprès de ses compagnons. Il voyage sans arrêt pour organiser des attentats, mobiliser et faire fuir des combattants. Montréal lui servait de base de repli. Il aurait aussi joué le rôle d'interface entre le GIA algérien et al-Qaïda (Bell, 2004 : Chapitre 4 : « Fateh l'Algérien »). Il connaît Abou El Maali, un des responsables de la cellule algérienne dans les camps afghans.

En septembre 1994, il part pour la Bosnie avec Abdellah Ouzghar. En Bosnie, il rencontre notamment Christophe Caze. Après les accords de Dayton, Kamel met en place un trafic de faux papiers à travers l'Europe et le Canada pour aider les moudjahidines à se déplacer et à fuir après les attentats commis. Il suggère à Caze d'organiser son propre groupe en France (source : Le RAID). À Montréal, en 1996, il rencontre Ahmed Ressam et l'utilise comme voleur. Il le paye de 60 à 200 $ pour chaque document volé (passeports, cartes de crédit). C'est pour ce réseau et le trafic de faux papiers que Fateh Kamel sera condamné par la justice française. L'agenda électronique découvert sur le cadavre de Christophe Caze conduit les enquêteurs français, dont le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, sur les traces de Fateh Kamel et d'Ahmed Ressam. Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est alerté et ses agents suivent les allées et venues des membres du réseau identifiés par l'équipe du juge français.

Fateh Kamel est aussi en liaison avec l'Institut culturel islamique (ICI) de Milan, qui intéressent les services italiens. Des enquêtes précédentes avaient révélé que l'Institut était une façade destinée à dissimuler un support logistique qui facilitait le déplacement des membres de diverses organisations islamistes. Ils mettent sur écoutes des lignes téléphoniques et ils apprennent le rôle important que Fateh Kamel joue dans ce réseau. Les services italiens pensaient que ces activités avaient pris fin avec les accords de Dayton. Mais, alertés par les services belges et français, ils installent une micro-caméra en face de l'appartement d'un des membres de l'ICI. Du 6 au 10 août 1996, Kamel transite par cet Institut en compagnie de deux complices. Ils y discutent ouvertement de la recherche de faux papiers et Kamel se renseigne sur les possibilités d'obtenir de faux papiers canadiens. Il affirme qu'il peut se procurer au marché noir, à Montréal, des faux papiers pour 3000 $ (Bell, 2004 : Chapitre 4).

Le 12 septembre 1996, Fateh Kamel participe, avec deux complices, au vol d'une dame de 62 ans. Ils s'emparent de son sac qui contient une carte de crédit et 350 dollars. La dame porte plainte au Service de police de la communauté urbaine de Montréal (SPCUM, maintenant Service de police de la ville de Montréal, SPVM) et elle reconnaît Kamel sur une des photos présentées par les détectives. S'il confirme qu'il était bien sur place, il nie avoir participé au vol. Il est relaxé par le juge.

Kamel part ensuite en voyage. Il fait des escales en Suisse, en Allemagne, en Italie avant de se rendre en Bosnie et en Turquie. À Istanbul, le 18 novembre, il rencontre un certain Mokhtar Kaddi, lui aussi citoyen canadien et qui demeure à Montréal. Il recèle surtout des voitures volées avec un autre Algérien, Zouaoui, qui vit au Québec. Kaddi est arrêté à Marseille le 29 avril 2000 pour trafic international de voitures de luxe volées.

Un peu avant Noël de la même année, la section antiterroriste de Paris procède à l'arrestation de 12 membres du réseau. Les différentes enquêtes les mènent à la piste de Fateh Kamel. En avril 1999, celui-ci se trouve en Jordanie. Le juge Bruguière demande aux autorités jordaniennes de l'arrêter. Kamel se trouve alors en compagnie d'un autre individu, Nourreddine Saidi, qui vit lui aussi à Montréal. Un mois plus tard, Kamel est extradé vers la France pour y être jugé dans le cadre d'un trafic de faux papiers.

 
     
 

Laïfa Khabou
De nationalité algérienne, membre du réseau de trafic de faux papiers lié à Fateh Kamel et au Groupe de Roubaix. Il a rencontré aussi Ahmed Ressam à Montréal. Il est condamné en 2001, en France, à 5 ans de prison avec interdiction des droits civiques pendant 5 ans.

Il opérait de la façon suivante : il récupérait des photographies d'identité en Turquie, puis il allait au Canada pour se faire remettre des passeports. De là, il revenait en Belgique où un faussaire, de nationalité turque, apposait les photos sur les passeports, puis il s'en retournait en Turquie.

Khabou s'est rendu 3 fois à Montréal durant le premier trimestre 1996 et, à chaque fois, il a récupéré des passeports qu'il a rapportés à ses commanditaires à Istanbul, via Paris et Bruxelles. Lorsqu'il était en Belgique, il téléphonait à partir d'une boutique appelée Phone Shop Ghiouar, à Montréal, et à l'International Humanitair Hlifs (IHH) d'Istanbul, une organisation de bienfaisance. Selon les autorités turques, « cette organisation serait en fait l'antenne illégale d'une association ayant pignon sur rue en Allemagne. Objectif inavoué de l'IHH d'Istanbul: « recruter des soldats d'expérience en vue de la guerre sainte » » (Le Figaro, 7 avril 2001, p. 10, « L'enquête de la DST sur la pieuvre islamiste »). Lorsque Fateh Kamel et ses complices se rendaient à Istanbul, ils étaient pris en charge, lors de leur arrivée dans la ville, par l'IHH.

À Montréal, deux noms apparaissent sur la fiche des relevés d'appels, ceux de Mohamed Omary, demeurant dans un appartement de la rue Malicorne à Anjou, dans l'est de Montréal, et Abdallah Ouzeghar, qui lui vivait en Ontario, à Hamilton. À son arrivée à Montréal, Laïfa Khabou est conduit chez un certain Karim, d'origine marocaine, qui partage son appartement avec un prénommé Ahmed, de nationalité algérienne. Le dénommé « Karim » se révèlera être Saïd Atmani et « Ahmed », Ahmed Ressam.

Lors de son arrestation, Khabou avouera que les photos d'identités découvertes devaient servir à l'établissement de faux passeports pour deux individus recherchés pour une tentative d'attentat contre le président en Turquie, Süleyman Demirel. Le 18 mai 1996, un islamiste avait voulu tirer sur le président (Le Figaro, 7 avril 2001, p. 10, « L'enquête de la DST sur la pieuvre islamiste »).

 
     
 

Mokhtar Kedi
Mokhtar Keddi est en lien avec le réseau situé à Istanbul, animé par un algérien du nom de Ben Belkheir Mohamed. Il travaille dans le domaine du vol de voitures de luxe et dans le trafic de documents. Il connaît bien Fateh Kamel. En ce qui concerne ses activités sur Montréal, il avait des contacts avec Lazhar Ziouaoui.

 
     
 

Moustapha Labsi
De nationalité algérienne, Moustapha Labsi est arrivé au Canada le 30 avril 1994. Arrêté par les services d'immigration, il déposa une demande de réfugié en inventant une fausse histoire, comme Ressam. À Montréal, il partagea un appartement à Montréal avec Ahmed Ressam, Adel Boumezbeur et Karim Atmani, l'adjoint de Fateh Kamel. Ressam et Mustapha Labsi devinrent des amis et ils commirent ensemble de nombreux délits et méfaits.

Mustapha Labsi fut arrêté à Londres au début du mois de février 2001 en possession de matériel électroniques d'ordinateurs, de cartes de crédit, de faux papiers laissant un doute raisonnable sur le fait qu'il préparait une attaque terroriste avec d'autres personnes (Judith Miller & Sarah Lyall, « Hunting bin Laden's Allies, U.S. Extends Net to Europe », New York Times, February 21, 2001).

 
     
 

Abdelghani Meskini
Citoyen algérien, résidant aux États-Unis, à New York. Complice de Ressam, c'est Mokhtar Haouari qui les avait présentés. Meskini devait être le guide et le complice de Ressam aux États-Unis.

Meskini s'était spécialisé dans la fraude bancaire et il avait réussit à ouvrir, aux États-Unis, de faux comptes avec des faux noms. Il y déposait des chèques personnels falsifiés et en retirait des montants importants en espèces de l'ATM. Meskini utilisait aussi de faux passeports et d'autres documents d'identité pour créer de faux comptes bancaires et pour le voyage.

Peu avant l'arrestation de Ressam aux États-Unis, Meskini quitta New York et se rendit à Seatlle pour l'y attendre. Ne voyant pas venir Ressam, il téléphona à Mokhtar Haouari, qui était sur écoute. Haouari, qui a appris l'arrestation de Ressam, demande à Meskini de rentrer immédiatement à New York. Mais Meskini fut arrêté peu après par le FBI.

 
     
 

Rachid Mezzou
Lien avec le Groupe de Roubaix. Rachid Mezzou est né le 16 avril 1966 à Clichy. Il fut arrêté en raison de ses liens avec Salah Achour, lui-même directement lié au Groupe de Roubaix. Il rencontre Christophe Caze et Salah Achour à la mosquée Da'wa à l'occasion d'une conférence sur le rôle du Secours Islamique en Bosnie.

Il partira lui aussi pour la Bosnie en 1996, en compagnie de Seddik Benbahlouli, Ismaïl Touanssa et d'un quatrième individu non identifié. En chemin, ils s'arrêteront à Nice, chez Chafik Belheouane.

Il participa au trafic de faux papiers mis en place. Rachid Mezzou ira notamment en Belgique avec Salah Achour et Abderahman Cheffah pour acheter des documents falsifiés. Pour sa participation au trafic de faux papiers, Mezzou fut condamné en 2001, en France, à 30 mois de prison avec privation de ses droits civiques pendant 5 ans.

 
     
 

Samir Aït Mohamed
Samir MohamedLa justice canadienne a donné son accord au sujet de l'extradition de l'Algérien Samir Aït Mohamed, demandée par les USA. Le présumé terroriste a été arrêté à Vancouver à la suite d'une opération effectuée conjointement par le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) et par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Son cas a été tenu secret. Selon le SRCS, il aurait eu l'intention d'attaquer un quartier juif de Montréal (Exposé du Directeur Service canadien du renseignement de sécurité pour le sous-comité de la sécurité publique et nationale; voir aussi la liste d'incidents ERTA) Mohamed avait proposé de faire exploser un camion citerne d'essence à Outremont. Détenu secrètement à Vancouver depuis juillet 2001. En février 2004, son avocat demande au juge présidant à son procès d'extradition vers les États-Unis (pour participation au complot Ressam) que les audiences soient tenues à huis clos, ce qu'il obtient le 19 avril.

Il est arrivé en Allemagne en 1990 avec un faux passeport italien, puis il a falsifié un autre passeport hollandais pour aller en Finlande. La police de Helsinki a pu l'arrêter, puis a décidé de l'expulser vers l'Allemagne où il présenta une demande de réfugié sous un faux nom. En 1994, il falsifie un passeport français, pour rejoindre les Pays-Bas cette fois. Après quelques jours passés dans ce pays, il retourne en Allemagne. Au mois de juillet 1997, il falsifie un passeport belge pour s'installer définitivement à Montréal où il partagea le même appartement que Ressam. Samir Aït Mohamed et Ressam ont totalisé un nombre de 57 actes de vol et de cambriolage.

Samir Aït Mohamed est accusé par la police américaine de complot terroriste. Il aurait prodigué à Ressam des « directives » et des « conseils ». Son nom a été cité lors du procès de Mokhtar Houari. Il est présenté par le FBI comme l'agent recruteur d'Abou Zoubeyda.

 
     
 

Mohamed Omary
Lié à Fateh Kamel. Mohamed Omary, ingénieur et diplômé de l'école des hautes études commerciales, né dans la banlieue d'Alger a émigré au Canada en 1987. En faisant tourner l'ordinateur québécois, dans l'enquête menée sur les activités du Groupe de Roubaix, un abonné est identifié sous le nom de Mohamed Omary. Quelques mois plus tard, ce même numéro est retrouvé, à Nice, sur l'ordinateur d'un militant proche du même groupe. Les policiers identifient finalement le nom associé à Mohamed Omary alias Yocine, né dans la banlieue d'Alger et installé outre-Atlantique depuis plusieurs années.

 
     
 

Abdellah Ouzghar
Abdellah Ouzghar est né le 28 juillet 1964 au Maroc. Technicien en informatique. Il est arrivé le 1er décembre 1990 au Canada et a obtenu la citoyenneté canadienne en 1995. Il fréquente régulièrement la mosquée Assuna. En septembre 1994, Fateh Kamel et Abdellah Ouzghar vont en Bosnie (André Noël, « Terrorisme : le réseau Montréal », La Presse, 14/12/2001). Ouzghar rejoint les bataillons de moudjahidins.

Il a habité à Montréal avant de déménager pour s'installer à Hamilton, en Ontario, en 1999. Au Canada, Abdellah Ouzghar devînt un expert en fabrication de vrais faux documents administratifs, notamment les passeports, les cartes de séjour et les cartes d'identité et il travaille avec Fateh Kamel. Par ailleurs, Zaïr Choular fut arrêté le 28 juillet 1996 pour avoir utilisé un passeport canadien appartenant à Abdellah Ouzeghar. Ouzeghar aurait prêté son passeport à Zoheir Choulah pour que ce dernier puisse venir avec sa femme et leur fils à Vancouver.

Le 4 août 2000, la France lance un mandat international d'arrestation et une demande d'extradition contre Abdellah Ouzghar mais sans succès. Le 6 avril 2001, le tribunal correctionnel de Paris condamnera Ouzeghar par contumace à 5 ans de prison avec interdiction définitive du territoire français. Il est arrêté par la GRC le 12 octobre 2001 (Taieb Chadi, « Secret défense », Maroc-Hebdo). Lors de la perquisition, on découvre, entre autres, sept passeports volés au Canada et un passeport belge falsifié. Depuis, la France réclame son extradition.

 
     
 

Omar Zemmiri
Justice : Peine réduite en appel pour Omar ZemmiriOmar Zemmiri, français d'origine algérienne, 30 ans, sans profession, appartenait au Gang de Roubaix. C'est à son appartement que le RAID avait donné l'assaut en 1996.

Omar Zemmiri fut reconnu coupable de braquages par la Cour d'assises du Nord, à Douai, et condamné à 28 ans de réclusion criminelle en octobre 2001. Il fit appel de cette décision. En appel, sa peine a été réduite à 15 ans. Sa défense avait un peu changé. Il avoua bien avoir commis des braquages, notamment un fourgon de la Brink's attaqué au lance-roquettes le 25 mars 1996, mais nia avoir participé, trois jours plus tard, à une tentative d'attentat contre le commissariat de police de Lille.

Il fait aussi l'objet d'une poursuite en Belgique pour tentative d'homicide contre des policiers Belges et la prise en otage de deux femmes, le 29 mars 1996. Cet épisode était survenu alors qu'il avait fui Roubaix en voiture avec Christophe Caze. Arrêtés à la frontière par la police belge, les deux hommes avaient refusé de se rendre et avaient tiré sur les policiers. Caze fut tué et Omar Zemmiri s'était enfuit à pied. Il était ensuite entré dans la maison d'un dentiste et avait pris 2 femmes en otage avant de se rendre à la police.

 
     
 

Ahcène Zemiri
Il fréquentait l'appartement de la rue Malicorne, à Montréal. Zemiri, de nationalité algérienne, est arrivé au Canada en octobre 1994, en provenance d'Espagne, muni d'un faux passeport. Il a fait une demande de réfugié politique, qui est rejetée en 1996, mais il bénéficie du moratoire sur les déportations vers l'Algérie décrété en 1997. En 1998, il est condamné à 400 $ d'amende pour avoir produit un faux certificat de baptême québécois.

Il se rend ensuite en Afghanistan où il est arrêté aux alentours du 15 décembre 2001, par l'Alliance du Nord, et transféré à la base militaire américaine de Guantanamo. Selon les services de renseignement américains, il aurait été en contact et aurait aidé Ahmed Ressam, condamné pour tentative d'attentat à l'aéroport international de Los Angeles.

« Dans un témoignage sous serment, Ahmed Ressam a déclaré que Ahcene Zemiri lui a donné un coup de main pour élaborer son projet d'attentat. Ahmed Ressam a même précisé qu'il avait demandé à l'homme de 36 ans de lui trouver un pistolet, un silencieux et des grenades. « Il savait que vous prépariez un acte terroriste aux États-Unis ? », a demandé la Cour. « Oui, il était au courant de ce que je m'apprêtais à faire », a répondu Ahmed Ressam. » (Radio Canada)

 
     
 

Abou Zoubeida
Abou Zoubeïda, un Palestinien, était chargé de la réception des moudjahidins étrangers à Peshawar, au Pakistan, et il était responsable des relations extérieures du camp de Khalden en Afghanistan. Il était notamment en charge du recrutement des « frères d'origine maghrébine ». C'était également un proche d'Oussama ben Laden. Il fut arrêté en 2001.

 
     
 

Khalil Zyad
De nationalité américaine, Khalil Zyad vit en Floride. Il aurait été appelé au Moyen-Orient pour coordonner l'Opération du Millénaire visant à détruire des cibles américaines et israëliennes. Le 29 décembre 2001, il est arrêté à Amman et extradé vers les États-Unis.

 
 
 
 
 
     
   
 
2002-2014, ERTA